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des Comores

Incendie du site de Comores Télécom à M’béni : « La piste criminelle » n’est pas écartée

Incendie du site de Comores Télécom à M’béni :  « La piste criminelle » n’est pas écartée © : HZK-LGDC

Le site de Comores Télécom à M’béni a été la cible d'un acte de sabotage endommageant gravement lundi dernier, les infrastructures. Cette action a entraîné une panne majeure dans plusieurs régions de Ngazidja. Une enquête est déjà diligentée afin d’élucider cette affaire qui semble être « criminelle ».


À M'béni, dans la nuit du dimanche 18 août, les résident de la région de Hamahamet étaient privés de réseau télécom (Huri). Pour cause, un nœud de raccordement souterrain essentiel a été gravement endommagé par un incendie. Ce dernier a entraîné une panne majeure dans les régions de Hamahamet, Dimani et Mbadjini. Ces régions sont couvertes par le même réseau d’alimentation. Il fallait attendre 18 heures pour que la vie reprenne son cours. Cet incident est désormais au centre des préoccupations majeures pour l'opérateur de téléphonie mobile Comores Télécom. Arrivé sur les lieux, Issa Mohamed Ahmed Faik, directeur technique de Comores Télécom, parle d’une « piste de criminelle » pendant que d’autres rejettent en bloc cette hypothèse. « Je ne crois pas qu’il s’agit d’un acte de sabotage puisque il y avait une pluie un peu avant l’incendie », rejette ainsi un technicien du site qui était parmi les agents qui ont été immédiatement mobilisés pour rétablir la connexion.»

Selon les responsables de la boite, ce n'est malheureusement pas la première fois que Comores Télécom serait la cible d'actes de vandalisme. L'incident de M'béni fait suite à d'autres incidents, notamment celui de Voidju et dans la région de Hamahamet. Le dimanche précédent, un câble a été coupé, provoquant des perturbations significatives dans les services de télécommunications. Lors d'une conférence de presse organisée au siège de la société, des représentants du service marketing ont dénoncé ces actes et appelé le gouvernement à prendre ses responsabilités pour protéger les infrastructures du pays.

Le directeur général de Comores Télécom, Ali Hadji Mmadi, avait déjà engagé, en janvier dernier, une campagne de lutte contre les actes de vandalisme. Cependant, cette campagne semble n'avoir pas porté ses fruits. Les coupures de câbles, bien qu'elles provoquent des perturbations immédiates, entraînent également des pertes financières pour l'entreprise. Sarahani Salim, chef du parc à Comores Télécom, a exprimé sa frustration face à ces actes de sabotage, rappelant que ces attaques ne sont pas seulement un problème pour l'entreprise, mais pour toute la population comorienne. L'ampleur des dommages causés à M'béni souligne la nécessité urgente d'une réponse plus ferme de la part du gouvernement et des forces de l'ordre. Si les auteurs de ces actes ne sont pas arrêtés et traduits en justice, il est probable que ces incidents continueront de se multiplier, mettant en péril la stabilité des infrastructures de télécommunications dans le pays.

Ibnou M. Abdou

                             


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