La Gazette

des Comores

Incendie d’un immeuble en France : Cinq Comoriens y ont perdu la vie

Incendie d’un immeuble en France : Cinq Comoriens y ont perdu la vie © : HZK-LGDC

Les victimes connues dans l’incendie d’un immeuble à Bressuire en France seraient toutes d’origine comorienne. L’ambassadeur des Comores à Paris Ahmada Hamadi ainsi que l’avocat Said Larifou, se sont rendus sur place.


Un incendie mortel a ravagé un immeuble du centre-ville de Bressuire en France, dans la nuit du jeudi au vendredi 08 juillet dernier, faisant, à ce stade, cinq morts dont une femme et son enfant d’après les informations communiquées par l’Ambassade des Comores en France. La chancellerie précise que la femme et l’enfant en question sont originaires du village de Heroumbili dans la région de Hammamet. Les trois autres victimes sont des hommes originaires des villages de Bandadaweni dans le Domba, Ouzio et Ivoini dans le Mitsamiouli.

 

A ce stade de l’enquête, les circonstances et les causes de l'incendie et des décès n’ont pas été élucidées d’après Me Said Larifou, avocat et homme politique qui a fait le déplacement pour être au chevet des victimes. « Les dépouilles n'ont pas été enlevées des débris. Cette mission fait appel à des techniques scientifiques spécialisées qui ont été dépêchées depuis Paris et qui est déjà sur place à Bressuire. Les autorités municipales et préfectorales ainsi que la gendarmerie sont très mobilisées pour faire avancer rapidement les travaux en cours pour enlever les corps » confie à La Gazette des Comores celui qui, « par solidarité », compte accompagner les familles afin que la lumière soit faite dans cet incident malheureux. 

 

L’avocat s’en prend à la communication de l’ambassade des Comores qui, à ses yeux, est allé vite en besogne en indiquant les origines des victimes « alors que l’identifications des dépouilles n’est pas encore entamée ».  « C’est un acte irresponsable alors que l’identification des dépouilles n'est pas entamée en raison des complications rencontrées pour les enlever. Et ce d'autant que des personnes initialement portées disparues ou décédées ont survécu, elles sont vivantes », pointe celui qui ajoute que le parquet de Niort, chef-lieu du département des Deux-Sèvres dans lequel se trouve Bressuire, a ouvert une enquête pour recherche des causes de l'incendie et des morts.

 

Dans un article de nos confrères d’Ouest-France, Me Said Larifou a pointé du doigt les conditions indignes dans lesquelles cohabitaient les victimes. « Les conditions de ce logement étaient plus que précaires. Des gens tirent profit de la misère de la population pour se faire du pognon ! Comment se fait-il qu'en 2022 on puisse louer des appartements sans quittance et que tout se paye en espèce ? ». Le week-end, l’ambassadeur des Comores à Paris, Ahamada Hamadi a emboité le pas à Said Larifou et s’est rendu sur les lieux du sinistre. La communauté comorienne sur place n’a pas été du tout tendre avec lui.

 

Andjouza Abouheir

 


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