La vice-présidence en charge de l’industrie, l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle et l’Office Comorien de la Propriété Intellectuelle ont organisé un séminaire sur le rôle de centre d’appui de technologie et à l’innovation (CATI), le suivi de la formation des formateurs et le lancement officiel du réseau national CATI.
L’Office Comorien de la Propriété Intellectuelle (OCPI), avec l’appui de l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI) et de la vice-présidence en charge de l’industrie, a procédé au lancement officiel du réseau national du Centre d’Appui à la Technologie et à l’Innovation (CATI). Premier dans son genre dans le domaine de l’information technologique et scientifique aux Comores, le CATI va accorder un avantage comparatif essentiel aux différents centres de recherches ainsi qu’aux Petites et Moyennes Entreprises (PME) nationales à travers un accès large et gratuit d’informations scientifiques.
« Le centre donnera non seulement l’opportunité à nos scientifiques et chercheurs d’accéder à une base de données scientifiques considérable dans tous les domaines pour promouvoir l’innovation et le savoir faire, mais aussi permettra d'apporter une assistance technique en matière d’invention et de protection de brevet », explique Nadjat Ali Mchangama, la directrice de l’OCPI.
En novembre dernier, l’OCPI avait organisé une formation sur les enregistrements internationaux de protection des brevets. A travers le réseau CATI, l’OMPI met à la disposition de ses pays membres comme l’Union des Comores, non seulement des solutions techniques et scientifiques des temps modernes mais également celles qui ont favorisé l’éclosion des révolutions agricoles et industrielles et par conséquent, le développement socio-économique de l’Europe, de l’Amérique du nord, du Japon, et aujourd’hui de la Chine, du Brésil etc.
« A travers le projet CATI, nous disposerons d’une base de données importante, plus de 90 millions de solutions techniques (brevets) et 70 000 publications scientifiques qui permettront à nos inventeurs d’éviter de réinventer la roue ! Ils pourront seulement utiliser ou adapter les solutions techniques à disposition pour résoudre leurs problèmes d’invention », avance à son tour Djaanffar Abdourahmane, le secrétaire général de la vice-présidence en charge de l’industrie.
Qu’il s’agisse, par exemple, d’améliorer la production, la conservation ou la distribution des produits alimentaires, des produits cosmétiques ou des produits pharmaceutiques, de développer l’agriculture et d’exploiter les ressources naturelles, d’améliorer les méthodes de construction de manière à assurer la qualité et la durabilité de toutes sortes d’infrastructures. Le centre sera abrité à la faculté de science.
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