Après une évaluation des dégâts occasionnés par les inondations et les éboulements en cette période d’intempéries, le coût estimatif s’établit à près de 3 milliards de nos francs.
Le chef de l’Etat a fait une décente sur le terrain et à la direction de la sécurité civile, ce jeudi 02 mai, pour s’imprégner de près sur la situation qui a secoué le pays en cette période d’intempéries, causant au moins deux décès et d’importants dégâts matériels. Une présentation a lui été faite dans une réunion regroupant les ministres. Le directeur général de la sécurité civile colonel Abdallah Rafick a exposé une évaluation rapide et chiffrée des dégâts engendrés par les pluies diluviennes de cette semaine. Selon lui, les pluies ont causé des éboulements et des inondations. 20 localités ont été touchées sur l’ensemble du territoire, deux personnes décédées, 14 blessés, une personne disparue, 729 personnes déplacées dans des familles d’accueil et 12563 affectées, des citernes usées, des centres de santé touchés, etc. les dégâts s’élèvent à « trois milliards de nos francs ».
D’emblée, le président Azali Assoumani a donné des directives. Il a demandé au délégué à la défense et au ministre de l’intérieur de mobiliser l’armée pour assainir les Zones affectés qui sont dans l’urgence, à savoir les écoles et les centres de santé. « Nous devons en urgence rendre ces zones opérationnelles. Nous sommes dans une année scolaire, j’appelle également le ministre de l’éducation à s’impliquer rapidement afin de définir les priorités et de voir comment gérer le reste de l’année scolaire », précise-t-il. Il soulignera que pour ce qui est du devis, il demande au ministre de l’agriculture de définir les priorités afin d’éviter toute pénurie qui pourraient engendrer une famine, et de s’assurer que les sinistrés puissent en bénéficier d’une manière équitable.
À la sortie de cette réunion, le porte-parole du gouvernement Houmed Msaidie a expliqué qu’au cours de la réunion, ils ont eu une évaluation rapide de la situation des intempéries ayant causé des inondations et des éboulements. Le coût des dégâts est estimé à près de trois milliards de nos francs, dont 90% pour le secteur agricole plus précisément la production vivrière. « Le chef de l’Etat a recommandé d’affiner le travail pour que le gouvernement rencontre les partenaires et que d’ici le 10 mai, nous puissions prendre des décisions idoines. Mais pour le moment on s’attaque aux urgences. En ce qui concerne le montant annoncé, c’est un devoir. Face à la situation, le gouvernement doit contribuer à soulager la population. Nous avons déjà commencé. Comme toute situation provoquée par le changement climatique, c’est une réalité pour tout le monde. Il va falloir faire appel à nos partenaires », marque-t-il. C’était l’occasion pour ce dernier, de rendre hommage à ces communautés qui se sont automatiquement organisées et ont apporté des solutions. « Il va falloir multiplier ces initiatives pour justement répondre et mieux s’organiser ».
Andjouza Abouheir
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