Le pays traverse actuellement une période de conditions météorologiques difficiles, marquée par de fortes pluies, des vents violents et des inondations, notamment dans la capitale Moroni. Depuis le lundi 5 janvier, la situation complique considérablement les déplacements des citoyens et la circulation des véhicules, avec plusieurs axes routiers rendus impraticables.
À Moroni, de nombreux quartiers sont touchés par les inondations. Les pluies abondantes, combinées à des rafales de vent soutenues, ont provoqué l’accumulation d’eau sur les routes, créant de sérieuses difficultés aussi bien pour les automobilistes que pour les piétons.
Selon le Dr Abdoulwahab Mohamed Toihir, chef du service de la climatologie et de l’observation météorologique, ces conditions devraient persister jusqu’à vendredi, avec des pluies plus marquées en fin d’après-midi et en soirée. Cette situation s’explique par la présence de la Zone de Convergence Intertropicale (ZCIT) au-dessus de l’archipel.
La Zone de Convergence Intertropicale est une région de basse pression située près de l’équateur, où se rencontrent les alizés de l’hémisphère nord et de l’hémisphère sud. Elle est généralement associée à une forte activité convective, favorisant la formation de nuages denses, de pluies intenses et de vents parfois violents. Lorsqu’elle stationne au-dessus des Comores, comme c’est le cas actuellement, elle entraîne un temps instable, avec un ciel majoritairement nuageux et de brèves éclaircies insuffisantes pour un réel retour au beau temps.
« Nous sommes en pleine période de Kashkazi », a précisé le Dr Toihir. Le vent reste très variable : il peut s’atténuer momentanément, mais des rafales pouvant atteindre 60 km/h sont attendues par intermittence, en particulier dans le nord de Ngazidja, au cours des trois prochains jours. Face à cette situation, la vigilance est fortement recommandée, notamment pour les activités maritimes. En mer, des vagues estimées entre 3 et 5 mètres, associées à des vents violents, rendent la navigation particulièrement dangereuse. Les sorties en mer sont donc vivement déconseillées.
Sur terre, les zones montagneuses et forestières présentent également des risques, en raison de possibles chutes d’arbres provoquées par le vent et la saturation des sols. Les autorités appellent ainsi à éviter les randonnées et les déplacements non essentiels dans ces zones jusqu’à l’amélioration des conditions météorologiques.
Bien que le risque d’inondations majeures ou de glissements de terrain soit jugé faible à ce stade, le Dr Toihir appelle à la prudence. « Les probabilités ne permettent pas d’écarter totalement un débordement des eaux dans certaines rivières, mais nous n’en sommes pas encore là », a-t-il indiqué. En attendant une amélioration des conditions météorologiques, les services compétents appellent la population à la vigilance en sécurisant les toitures et les constructions en tôle susceptibles d’être emportées par le vent, en suivant régulièrement les bulletins météorologiques, en évitant les zones inondables et les abords des rivières, et en limitant les déplacements non essentiels. Il est également recommandé de ne prendre aucun risque inutile et de se munir d’un parapluie en cas de sortie indispensable, afin de s’adapter au mieux à l’évolution de la situation.
El-Aniou Fatima (stagiaire)
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