Les intempéries de ces derniers jours ont fait d'énormes dégâts dans le secteur agricole sur l’ensemble du territoire comorien. À Mohéli, l'entrepreneur Fayçal Bianrif, comptabilise 800 régimes de bananes détruits et une trentaine des papayers brisés par la force du vent. Une situation difficile économiquement et qui va impacter le trafic de ses produits agricoles vers les autres îles mais surtout pendant le mois de ramadan.
Dans son vaste champ de 16 hectares rempli de diverses plantes agricoles, comme maniocs, papayers, bananiers et autres, Fayçal Bianrif le jeune entrepreneur agricole a enregistré durant ces dernières semaines d'énormes pertes causées par les intempéries. Près de 1000 bananiers sont tombés à terre. La plupart d'entre eux possédaient des régimes de bananes qu’ils espéraient cueillir d'ici deux à trois mois. « On m'a informé des dégâts de ce vent violent quand j'étais en Tanzanie. Au début j'avais pris cette nouvelle à la légère mais au moment où je suis arrivé ici et que je me suis rendu dans mon lieu de travail j'étais découragé. J'ai comptabilisé jusqu'à 800 régimes des bananes qui sont détruits. Impossible de faire quoi que ce soit. Ce sont les éleveurs qui viennent ici pour les prendre afin de pouvoir nourrir leurs bétails » regrette ce jeune agriculteur.
Les dégâts ne se limitent pas seulement aux bananiers. Fayçal a enregistré 30 papayers brisés et tombés à terre. C'est le même scénario pour le manioc. Cette situation risque, selon ce jeune agriculteur, de retarder la croissance de ce dernier. « Impossible » dit-il d'organiser des foires agricoles dans le mois de ramadan qui arrive dans quelques semaines comme il l'a toujours fait. « J'essaie avec mon équipe de sauver ce qui peut l’être mais déjà approvisionner les autres îles en denrées alimentaires comme je l'ai toujours fait pendant le ramadan est quasiment impossible suite à cette catastrophe » regrette-t-il avant de poursuivre : « Je sollicite des subventions auprès des ONGs qui interviennent dans ce domaine pour y remédier vu que je me trouve dans l'obligation de payer une main d'œuvre pour l'entretien de ce qui pourrait être sauvé » a-t-il lancé.
Le groupement agricole de Fayçal connaît également d’autres difficultés qui ne sont les moindres. L’accès à l’eau, l’état dégradé de la route et les maladies des plantes constituent aussi des obstacles pour le développement de leurs activités. Pour maintenir en constante évolution leur production agricole, cet entrepreneur doit trouver des solutions adéquates pour faire de l'agriculture une machine de production à grande vitesse.
Riwad
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