Des fortes pluies s’abattent sur le Hambou et le village de Nyumadzaha depuis samedi. Des habitations et des familles sont touchées par les débordements des rivières qui ont causé quelques dégâts matériels. Près de cinquante familles ont été touchées et déplacées et des mesures de sécurité sont prises afin d’éviter d’autres dégâts. Le bilan ne semble pas alarmant. Comparé à la situation de 2012, on nous affirme que les régions de Dimani, de Bambao et de Hambou sont bien exposées aux risques d’inondations et débordements des rivières. De ce fait, des mesures immédiates s’imposent pour prévenir et faire face à ces catastrophes naturelles.
Depuis Samedi, des pluies diluviennes s’abattent sur Nyumadzaha, au sud de la région de Bambao à la Grande-Comores. Ces dernières auraient causé des débordements des rivières et des inondations. Afin de s’imprégner de la situation, plusieurs autorités se sont déplacées sur les lieux. Présent ce lundi avec la première dame, le président de la République Azali Assoumani reconnait la vulnérabilité de la zone allant jusqu’à Hambou et a promis que des dispositions de sécurité doivent être prises pour, affirme-t-il « réduire les dégâts ».
Devant le lieutenant Zakaria Abdallah, Azali Assoumani a appris l’évolution de la situation, le bilan et les mesures prises. Le coordinateur du poste de commandement, lieutenant Zakaria, a expliqué, dessin à l’appui, les causes de ces débordements et selon lui, ce sont les travaux d’extraction du sable, qui auraient obstrué le chemin de la rivière et qui a provoqué cette dérive. La situation est alarmante et la localité de Nyumadzaha n’est pas à l’abri des risques de tout débordement. Les forces de l’ordre, la sécurité civile, la police nationale, le croissant rouge comorien, la communauté locale et la mission du SNU se préparent à toute éventualité. Présentes sur les lieux depuis le déclanchement de l’alerte dans la nuit du dimanche, en chef d’équipe, Zakaria dit que c’est près de cinquante familles qui ont été évacuées et prises en charge.
Afin d’être prêtes à toute éventualité de débordement, les équipes de secours gardent le même dispositif de sécurité notamment sur les évacuations des personnes exposées aux risques. « Nous avons gardé le même dispositif de sécurité et de prévention depuis la nuit du 8 à cette journée du 9 septembre et cela nous a permis d’évacuer une autre famille de sept personnes », explique le lieutenant Zakaria en affirmant que les recommandations du maintien du dispositif d’évaluations rapides pour les besoins d’urgence suggérées par les autorités et la mise en place d’un service de régulation de la circulation routière semblaient être les premières.
Comparée à la situation de 2012, un haut responsable de la direction générale de la sécurité civile fait savoir qu’il s’agit des rivières curées qui seraient à l’origine de ces inondations bien que ce dernier affirme que « les mesures prises en 2012 ont été mises en application ». Et avance-t-il « en 2012, les inondations avaient bloqué la traversée allant de Moroni au Sud de l’île jusqu’à Hambou. Cette fois-ci par contre, nous avons de la chance car les débordements ne se sont produits que sur une partie et plus précisément sur la localité de Nyumadzaha ». Bien placé pour parler de la vulnérabilité du village, notre source précise que ce sont en gros trois régions qui sont les plus exposées. « Dimani, Bambao et Hambou sont bien susceptibles aux inondations et débordements des rivières. A Nyumadzaha comme à Mitsoudjé, nous comptons jusqu’à trois rivières le long de chacune des localités, donc les inondations peuvent être fréquentes contrairement aux autres régions », affirme notre source sous l’anonymat.
Le village de Nyumadzaha et la région de Hambou sont de plus en plus exposés aux risques des inondations. En 2012, des fortes pluies avaient causé des débordements et des inondations dans différentes zones. Des mesures bien qu’annoncées tardent à être mises en application. La situation devient de plus en plus alarmante et des mesures immédiates pour le maintien et la stabilisation des rivières s’imposent pour préserver les familles exposées à ces dangers menaçants.
A.O Yazid
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