Pour avoir passé outre les mesures prises par le chef de l’Etat interdisant la prière dans les mosquées en vue de prévenir le Covid-19, rien que dans la journée d’hier lundi une cinquantaine d’individus ont été déférés au parquet de la République. Ils sont tous relâchés avec un simple avertissement. D’autres, avant sont contraint de payer une amende allant jusqu’à 35.000 fc.
Plus de 50 contrevenants ont été traduits en justice hier lundi, suite aux mesures qui ont été prises par le Chef de l’Etat interdisant les rassemblements de plus de 20 personnes dans les milieux publics, et l’interdiction systématique de prier dans la mosquée en ces temps de crise sanitaire mondiale où les mesures de prévention sont préconisées par les spécialistes. Lundi 6 avril, une cinquantaine d’individus arrêtés l’avant-veille par les forces de l’ordre à Mbadjini ont été déférés au parquet.
Bien leur en a pris, ils sont tous relaxés avec un simple avertissement. Avant eux, nous avons appris auprès d’une source du tribunal que des récidivistes ont écopé d’une amende de 35.000 Fc, soit 70 euros. La même peine qui pourrait être infligé à ces Mbadjiniens car certains ne comptent pas se soumettre à ces mesures « paradoxales », « autoritaires » et « irréligieuses », oubliant que même la Mecque, lieu saint de l’islam, a fermé ses mosquées pour prévenir ce virus qui n’a pas de frontières.
Il faut noter que ces interpellations ont été quelque peu musclées. Un homme d’à peu près une quarantaine d’année parmi les mis en cause témoigne avoir été passé à tabac par les forces de l’ordre « qui sont venus m’accueillir d’une manière brutale alors que j’effectuais seul la prière » à la mosquée. Un excès de zèle que dénonce la victime.
Andjouza Abouheir
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