Coordinateur projet EFREI-Paris à Abidjan, membre des instances, du Comité Permanent d'Evaluation (CPE) et du Comité de Direction du groupe ITA Ingénierie, membre de la Commission des soutenances des diplômes, chargé du capital humain et de l'employabilité, consultant des Ressources Humaines et membre du Bureau Exécutif des professionnels des ressources humaines de Côte d'Ivoire, Diagou E. François est en mission aux Comores pour présenter et attirer des talents vers le groupe ITA Ingénierie. Dans cette interview, il explique les conditions d’intégration, le partenariat avec l’EFREI-Paris et la volonté de l’ITA à s’ouvrir aux Comores.
Question : Qu’est-ce que l’ITA ?
Diagou Edwin François : Le groupe ITA-Ingénierie SA est une structure académique créé en 2006 et aujourd’hui, il a pratiquement 13 ans d’existence et, est dirigé par Houenou Jeannot qui est le directeur général et Karim Sanogo qui est le directeur général adjoint chargé de l’académie de la Recherche. ITA c’est surtout 9 instituts académiques, 5000 étudiants par an avec 100 enseignants disponibles en permanence pour l’encadrement des étudiants et à peu près 25 associations et 20 nationalités dans les cursus. L’école diplôme en BTS, en Licence, en Master et en Ingénierie.
Question : Quelles sont vos différentes formations et dans quelles filières ?
D.E.F : Nous avons deux chapeaux. D’abord des formations de type industrielles et les formations de type tertiaires. Dans tout ce qui concerne le tertiaire, nous avons la finance, la comptabilité, les ressources humaines, le marketing, la communication et la logistique à certain niveau. Et pour tout ce qui est industriel, on prend en compte l’informatique, le contrôle qualité, l’environnement, génie électrique, on peut rajouter également les disciplines telles que les sciences environnementales, etc.
Question : Parlez-nous un peu des conditions d’intégration dans vos formations.
D.E.F : Premièrement, au niveau de l’idéal, c’est d’abord les critères classiques qu’on a au niveau du champ de l’enseignement supérieur chez nous en Côte d’Ivoire et c’est d’avoir tout d’abord le Bac ou avoir une formation supérieure dans certains cas. Il y’a aussi ceux qui ont un certain niveau de point mais n’ayant pas le Bac, de passer par trois ans de formation pour avoir le BTS donc ce sont les premières conditions. Maintenant, en ce qui concerne certains cursus tel que le cycle L, on appelle ça le cycle Licence, il y a deux entrées. La classe d’Ingénieur et puis étude de dossier pour le cycle Master.
Question : Donc pas de conditions hormis d’avoir le Bac ou d’avoir passé son BTS ?
D.E.F : Donc pour avoir un diplôme de BTS en Côte d’Ivoire, pour un bachelier, il a deux et trois ans pour un non bachelier dont une année de prépa. Et pour le diplôme d’ingénieur, c’est deux ans de prépa après le Bac et trois ans pour le cycle d’ingénieur. Le diplôme de Master, il faut forcement avoir le BTS, puis s’inscrire à des centres conditionnels et ensuite faire le cycle L.
Question : En treize ans d’existence, est-ce que vous pouvez nous faire un bilan du nombre d’étudiants ayant fréquenté l’Institut en cette période ?
D.E.F : ITA compte pratiquement plus de 10.000 diplômés de post-Bac et la particularité ce que le groupe est réputé dans son domaine qui est l’informatique. Nous avons célébré nos dix années il y’a pratiquement trois ans avec notre partenaire qui est IFREI-Paris et il faut reconnaitre que nous avons été accompagné par le ministère de l’enseignement supérieur qui a été sans difficulté présent sur les lieux qu’on puisse étendre les relations avec les entreprises et nos partenaires qui ont des renoms en Côte d’Ivoire, qui nous accompagnent dans le cadre de l’insertion et nous avons des diplômés qui sont bien insérés dans le tissus économiques. Aujourd’hui, nous avons des informaticiens dans presque toutes les institutions ivoiriennes, des grands managers qui sont des responsables dans les entreprises publiques comme privées.
Question : Parlez-nous un peu de votre partenariat avec l’IFREI-Paris. Et comment est le rapport gagnant –gagnant entre les deux parties ?
D.E.F : Ce partenariat s’inscrit dans la dynamique de mettre le groupe ITA dans une dimension internationale parce que l’IFREI-Paris, c’est quand même un exemple à citer en terme de formation surtout en terme de caché international. Et ce projet a pris fin en mai 2016 et depuis, il existe au niveau de l’ITA ce qu’on appelle des classes préparatoires délocalisées qui feraient que l’étudiants après le Bac scientifique et les deux entrées, ils font deux ans en Côte d’Ivoire et termine les trois ans en France et devient ingénieur d’Etat français avec un diplôme délivré par l’Etat français.
Il faut aussi reconnaitre qu’au niveau de la visibilité des écoles comme IFREI-Paris, ce sont des écoles qui commencent à être connues en Afrique. Premièrement, on donne une visibilité sur les formations françaises de haut niveau. Deuxième point, le groupe ITA essaie de se mettre au même niveau sur la dimension internationale en qualité d’enseignements, critères de recrutement, qualité d’étudiants et nous pouvons encore capitaliser ce partenariat en terme d’échanges mais aussi nous pouvons le satisfaire après deux ou trois ans sur la reconnaissance des instances françaises.
Question : Votre mission aux Comores consiste à attirer des étudiants vers les formations de l’ITA. Pourquoi ce choix ?
D.E.F : Historiquement, les deux pays entretiennent des liens particuliers. Et nous nous inscrivons d’abord dans cette dynamique historique puis vient cette volonté de vouloir apporter, participer et s’inscrire dans le projet de l’émergence comme l’appui de Mme Keldi Nissoiti épouse Diaby, qui est enseignante à l’Université Felix Houphouet Boijni à Abidjan. Il y a aussi cette volonté de vouloir accompagner un pays frère et ami en restant sur cette dynamique de fraternité. Et comme le dit souvent votre président « ensemble vers une nouvelle ère ». On a vite compris qu’il est bon de former pour le futur et cela vient de la disponibilité des autorités comoriennes à nous écouter, nous recevoir et à échanger. On est énormément convaincu par les engagements pris par eux.
Question : Un message pour la jeunesse comorienne et africaine en général.
D.E.F : D’abord être ouvert au monde parce que les défis mondiaux touchent les défis nationaux et faire des sacrifices pour réaliser ces rêves.
Propos recueillis par A.O Yazid
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