La Gazette

des Comores

Intégration des Comores aux organisations africaines : Un moyen pour le pays d’élargir ses horizons

Intégration des Comores aux organisations africaines : Un moyen pour le pays d’élargir ses horizons © : HZK-LGDC

Une poignée de docteurs en économie, des avocats spécialisés dans le domaine économique et certains opérateurs du pays, se sont retrouvés la semaine dernière au siège de l’Union des Chambres de commerce pour discuter sur les avantages de l’intégration des Comores dans les organisations économiques intra africaines ou mondiales comme la SADEC, COMESA, ZLECAF, OMC, etc. Cette diversité serait perçue comme une opportunité pour le pays de s’ouvrir au marché continental et un pont d’échanges inclusifs entre les pays africains pour un avenir meilleur du continent.


Tout tournait autour de cette problématique « On intègre pour faire quoi ? Quel en est l’intérêt ? » Ces interrogations ont suscité une ribambelle de critiques. Logique ou non, d’intégrer une organisation par rapport sa la position géographique ? En tout cas, c’est dans cette optique que le camerounais Dr Eugène P. NKILI, présent au débat a tenté de conscientiser les participants sur les vrais enjeux. «Avant de procéder à une intégration politique ou économique, il faut demander les avantages. L’Afrique compte plusieurs organisations économiques différentes telles que COMESA, SADEC, CEN-SAD dont les objectifs économiques ou politiques dépendent de la position géographique du pays adhérents. Exemple, quel avantage pour les Comores d’intégrer CEN-SAD une communauté des Etats Sahélo-Sahariens qui vise à l’établissement d’une union économique globale basée sur une stratégie, à travers un plan de développement des pays concernés. En quoi les Comores seraient-t-elles concernées ?», demande l’expert camerounais, président de la société africaine des Droits communautaires. Et de regretter : « Les divisions de l’Afrique en zone (australe, centrale, orientale etc.) qui empêchent le continent d’être libre politiquement et économiquement. Je propose qu’on cesse d’être africain lusophone, francophone ou anglophone pour être le même africain qui partage les mêmes objectifs ».

S’agissant des Comores, Djamil Boinali, secrétaire général de l’Uccia a expliqué à la presse que les Comores font partie de l’Afrique et doivent pour cette appartenance intégrer les organisations africaines. « A travers ces intégrations, les Comores peuvent se manifester sur le commerce. Il faut maintenant que le gouvernement puisse soutenir davantage la production des produits à exporter comme la vanille, l’ylang-ylang, le girofle, et autres produits qui peuvent être compétitifs sur le marché africain ».

Ce souhait a été formulé par le Dr Katibou mais différemment. « La balance commerciale du pays est déficitaire dans la mesure où la valeur des importations domine celle des exportations. Le pays n’exporte rien, ce qui fait que les avantages de l’intégration des Comores dans les organisations intra africaine sont presque nuls ». Le pays doit produire au maximum des produits à importer vers le marché régional et international pour que les intégrations tant économiques que politiques soient un succès.

Kamal Gamal

 


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