La Gazette

des Comores

Investissement: L’ANPI certifiée membre de l’AFZO

Investissement: L’ANPI certifiée membre de l’AFZO © : HZK-LGDC

Devant la presse, Said Mohamed Omar, directeur général adjoint de l’ANPI parle de sa participation au nom de l’Union des Comores et de l’ANPI au quatrième forum pour les zones franches africaines. Cette participation a conduit à l’intégration et la certification des Comores dans cette association créée en 2015. Jugeant cette intégration nécessaire, il précise que celle-ci permettrait à l’archipel de bien décoller sur le plan économique et en investissement en réunissant des investisseurs dans une zone bien située ce qui contribuera à l’intégration économique mondiale.


C’est au cours du quatrième forum de l’AFZO (l’Organisation des Zones Franches Africaines) qui a eu lieu du 18 au 21 Novembre dernier à Addis-Abeba  que l’Union des Comores à travers l’Agence Nationale pour la Promotion des Investissements (ANPI) a intégré l’association. Une première participation symbolique qui a conduit à la certification de l’archipel et à la participation à l’Assemblée générale dudit forum. Représentant officiel les Comores et l’ANPI dans ce grand rendez-vous, le directeur général adjoint de l’Agence, Said Mohamed Omar explique que l’objectif est de réunir tous les pays possédant une zone franche pour échanger, partager des expériences et débattre sur l’avenir du continent africain et sur les possibilités de favoriser les échanges entre les pays membres. « L’Union des Comores n’a pas encore des zones franches à proprement parler mais qu’il y a un projet de loi pour établir les zones franches », montre-t-il. .

Said Mohamed Omar démontre qu’il était nécessaire pour l’ANPI de participer à ce forum car elle a un rôle important à jouer dans la mise en place effective des zones franches. Aux Comores, ces zones vont contribuer au développement économique, des industries, relancer la croissance et autres. « Nous allons prendre des zones, des terrains les allouer à des entreprises qui vont produire, transformer et exporter ou revendre sur le marché. Cela permettra d’attirer des investissements directs étrangers et on essaie, pour faciliter les exportations et les échanges, de situer ces zones près des aéroports et ports », souligne le directeur adjoint de l’ANPI.

Pour ainsi activer la dynamique de l’émergence des Comores, ces zones franches permettront une intégration dans le régime économique mondial et la création d’emplois. « L’Union des Comores fait partie des marchés économiques régionaux comme le COMESA, la SADC, qui vont permettre de produire et d’exporter mais avec notre adhésion dans la ZLECAF, nous visons plus de 1,8 Milliards de consommateurs potentiels et accessibles », avance-t-il.

L’ANPI est consciente du problème foncier qui se pose sur l’ensemble du pays et ici, Said Mohamed Omar affirme que c’est un problème récurrent. Mais pour ce projet des zones franches, le conférencier affirme que les acteurs sont allés rencontrer les localités pour essayer de trouver une solution qui faciliterait cette mise en place. « Nous sommes allés voir et négocier avec les responsables des régions et des villages et nous avons montré l’intérêt pour ces régions d’avoir une zone franche mais aussi l’emploi que cela peut créer aux alentours et le dynamisme que peut engendrer ces zones franches », dit-il en affirmant que « les responsables rencontrés sont d’accord et ont compris les enjeux économiques ». Pour ce qui est de l’acquittement de la cotisation annuelle dans cette association qui compte une trentaine de membres actifs, Said Mohamed Omar rassure que l’ANPI pourra s’en acquitter sans demander le soutien de l’Etat.

A.O Yazid

 


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