Le corps sans vie de Naïm Athoumani, âgé de 30 ans et originaire de Sima Mboini dans la région de Mbadjini, a été retrouvé à l'aube du vendredi 11 octobre, dans le quartier d’Iroungoudjani, plus précisément au Kourani Mze Hachim. Dans la foulée de cette découverte macabre, la gendarmerie de Moroni a annoncé avoir arrêté le principal suspect.
Naïm, 30 ans, un bricoleur bien connu de son entourage, est décédé dans des circonstances non encore élucidées. Son corps a été découvert aux environs de 5h du matin. Les premières constatations ont révélé des indices alarmantes laissant croire à un acte criminel. Selon le procureur de la République, Mohamed Djounaid, c’est sur la base des éléments préliminaires de l’enquête que l’hypothèse d’un meurtre a été privilégié. Ce que confirme l'examen médico-légal. « Le médecin légiste qui a examiné le corps et démontré qu’il s’agit bel et bien d’un meurtre », précise le procureur. Dans sa déclaration, le parquetier a annoncé que les enquêteurs ont découvert « un verre d’alcool » à proximité des pieds du défunt. Il a toutefois précisé que la zone où le corps a été retrouvé est connue pour la vente d’alcool et de stupéfiants.
L’enquête se poursuit et a été confiée à la brigade de recherches, qui explore plusieurs pistes. « Nous recherchons activement l’auteur du crime ainsi que de possibles co-auteurs et complices pour élucider les circonstances précises de cet acte », devait ajouté le procureur, un peu avant l’arrestation du principal suspect.
C’est le lendemain, samedi 12 octobre, en début d’après-midi, que la brigade de recherche a annoncé l’arrestation du présumé meurtrier. « Grâce à un travail acharné et à une mobilisation exemplaire, nous avons appréhendé le suspect principal dans cette affaire ». La gendarmerie a également souligné l’engagement sans faille de ses équipes pour assurer justice et maintenir la paix dans la société.
Mohamed Djounaid a également profité de l'occasion pour sensibiliser la population sur les dangers liés à la consommation de substances illicites. Il a exhorté les citoyens à dénoncer les vendeurs de drogues afin de réduire les risques pour la société. La tragédie de Naïm doit raviver le débat sur la lutte contre les trafics et la consommation de stupéfiants aux Comores mais aussi interpeller les autorités sur le banditisme et la délinquance, de plus en plus banalisés.
Mohamed Ali Nasra
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