Le mouvement pour le développement socio-économique et culturel d’Ouallah-Miréréni (MDSECOM), en partenariat avec le parc national de Mohéli (PNM), a célébré le dimanche 29 décembre dernier, la 4ème édition de la Journée de la Roussette de Livingstone. Plusieurs autorités politiques et militaires ont pris part à cette cérémonie marquée par de nombreuses festivités dans cette localité de la région de Mlédjelé, au sud de Mohéli.
Le MDSECOM, une association créée en 1992, s’est engagée à protéger la biodiversité en général et la roussette de Livingstone en particulier, une espèce devenue cible prioritaire de conservation du PNM. C’est dans ce contexte que ces deux structures, MDSECOM et PNM, avec la population d’Ouallah Miréréni, ont rassemblé dimanche 29 décembre, les autorités ainsi que des ONG et organisations nationales et internationales œuvrant pour la conservation de la nature et la protection de la biodiversité. Parmi elles, l’ONG Dahari, qui, à travers un protocole d’accord signé avec le PNM, apporte son soutien et assure une collaboration scientifique et technique sur la roussette de Livingstone.
« La roussette de Livingstone est une des plus grandes chauves-souris du monde et est endémique des Comores (Mohéli et Anjouan). Cette espèce contribue très activement au maintien, au bon fonctionnement et à l'équilibre de nos écosystèmes forestiers », a expliqué, lors de son discours, Chekdine Said, directeur exécutif par intérim du PNM. « En effet, elle joue un rôle essentiel dans la pollinisation des fleurs et la dissémination des graines. Elle participe ainsi à la restauration forestière et à la préservation des bassins versants, en plus de son rôle économique essentiel à travers le tourisme », a-t-il poursuivi, en saluant Dahari et tous les autres partenaires nationaux et internationaux pour leur implication. Malheureusement, ce mammifère volant fait partie des 100 espèces les plus menacées au monde. Il est classé dans la catégorie des espèces en danger critique d’extinction par l’UICN, en raison de la dégradation de son habitat naturel, à savoir les forêts humides naturelles. La destruction de son habitat, principalement due aux pressions anthropiques, est le principal facteur qui explique cette menace.
La taille de la population de l’espèce, selon le PNM, varie entre 400 et 800 individus sur un total de 9 sites, dont certains sont de véritables dortoirs et d’autres des sites d’alimentation. Les activités de comptage et de suivi de l’espèce entre 2020 et 2024 font état d’une moyenne annuelle de 598 individus, avec des comptages de 486 en 2020, 556 en 2021, 535 en 2022, 629 en 2023 et 782 en 2024. On remarque une légère augmentation de la population ces deux dernières années. Et ce n’est pas fortuit, car le PNM, avec le MDSECOM et la communauté d’Ouallah Miréréni, réalise régulièrement des activités d’aménagement et de reboisement des sites dortoirs de cette espèce emblématique. Entre 2019 et 2022, 2000 arbres y ont été plantés. « Nous avons tous intérêt à nous impliquer dans sa protection, pour préserver ses fonctions de maintien de l’équilibre des écosystèmes forestiers et de promotion de notre économie », dira le vice-président du MDSECOM.
Riwad
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