La Gazette

des Comores

Journée de la tortue marine / La pénalisation de la pêche de tortue à l’ordre du jour

Journée de la tortue marine / La pénalisation de la pêche de tortue à l’ordre du jour © : HZK-LGDC

La célébration de la Journée de la Tortue Marine a eu lieu samedi dernier à Itsamia à Mohéli. Le président Azali Assoumani appelle à la contribution de tout un chacun pour lutter contre le braconnage, les trafics et les prises volontaires ou accidentelles des tortues.


Comme chaque année, le gouvernement célèbre la Journée de la Tortue Marine. Une occasion pour les autorités de sensibiliser la population sur la protection des tortues marines et mais aussi les bénéfices qui en découleront. A cette occasion, le résident Azali Assoumani a tenu à remercier le Système des Nations Unies et exprimer toute sa gratitude au PNUD, et au Fonds Mondial pour l’Environnement, partenaires du Gouvernement en la matière. « La sauvegarde des espèces et des espaces menacés est l'affaire de tous. Aujourd'hui nous sommes là en particulier pour celle des tortues marines qui sont aujourd’hui des espèces vulnérables et menacées. Protéger les tortues marines, ne signifie pas seulement veiller à la préservation de notre faune, de notre écosystème et de notre environnement. Cela signifie aussi, conjuguer notre expérience à celles des autres pays, notamment de la région, pour en tirer tous les profits », déclare Azali Assoumani.

 

Pour garantir et réussir la protection de la tortue marine, le chef de l’Etat appelle à lutter contre la pollution, identifier et sécuriser les sources de nourriture et leurs lieux de reproduction et de ponte des tortues marines, mais aussi et surtout, mener une lutte sans merci contre le braconnage, les trafics et les prises volontaires ou accidentelles des tortues. « C’est par ces motifs que le gouvernement entend renforcer la Loi et la réglementation en la matière. La pénalisation de la pêche de la tortue est donc à l’ordre du jour », poursuit le président.

 

Pour le dirigeant comorien, la protection de la tortue marine est synonyme de sauvegarde de la chaîne alimentaire et de la biodiversité. Et cette protection signifie aussi préservation du patrimoine naturel du pays, un atout majeur de l’économie en général et de l’économie touristique en particulier. Dans cette optique, l’île de Mohéli, certes dispose de la surface la plus petite de nos îles, mais est la plus ancienne du point de vue géologique. Par ailleurs, elle possède, contrairement aux autres, des particularités naturelles et des atouts pour être la plus accueillante et la plus touristique de nos îles, et donc appelée à amorcer l’essor du tourisme dans notre pays.

 

« Ces atouts, il faudra les mettre en valeur. Je pense à l’augmentation de la fréquence des dessertes et des vols à destination de cette île. Je pense à la construction de nouvelles routes et à la réfection permanente des routes et des pistes existantes, pour les rendre praticables en toute saison. C’est à ces conditions que l’attrait des belles plages de Mwali, du parc marin de Nioumachoua et des espèces végétales et animales endémiques de la mer et du Lac d'Itsamia, seront bénéfiques à nous tous », indique-t-il.

 

Pour rappel, la caldeira d’Itsamia est classée sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco et que le pays à le devoir de le protéger. Dans le domaine, l’Union des Comores, entend aussi respecter et faire respecter son engagement et sa contribution prévue déterminée au niveau National, dans le cadre de la COP 21 sur le climat.

 

Ibnou M. Abdou

 


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