La Gazette

des Comores

Journée Maoré / Faible mobilisation pour la journée Maoré

Journée Maoré / Faible mobilisation pour la journée Maoré © : HZK-LGDC

Photo Oustadh padré Le 12 novembre 1975 est la date d’admission des Comores aux Nations Unies. Cette date a été retenue par une résolution du parlement comorien comme une « Journée nationale » pour le retour de Mayotte dans l’ensemble comorien. Elle est célébrée cette année, par l’association Ngo’shawo qui a organisé hier, une marche pacifique de la place de l’indépendance jusqu’au rond-point Café du port de Moroni.


Environ une trentaine de jeunes de l’association Ngo’shawo a battu le pavé à l’occasion de la célébration de la journée Maore ce mardi 12 novembre. Margé une faible mobilisation, l’association a dénoncé le maintien de l’île comorienne de Mayotte sous le joug colonial français en dépit des nombreuses résolutions de l’Organisation des Nations reconnaissant l’appartenance de l’île à l’Etat comorien. « La France doit cesser d’occuper Mayotte», «  Mayotte est comorienne », « Maore Tsi Mpakatcho », « leurs âmes sur vos consciences », lit-on des les différentes pancartes brandies par les participants, escortés par la gendarmerie nationale.

A cette occasion, l’hymne nationale a été entonnée pour défendre l’intégrité territoriale et l’unité nationale de ce qui a toujours constitué l’archipel des Comores composé de quatre iles. La présidente de l’association Ngo’shawo, a saisi cette opportunité pour montrer le pourquoi d’une telle mobilisation de la jeunesse, qui est le moteur de l’avenir de demain. « Cette marche est pour but de dénoncer l’occupation illégale de l’ile de Mayotte mais aussi de rendre  hommage à nos morts du Visa Balladur, qui ont péri en mer », lance-t-elle.

Il est à noter que la traversée d’Anjouan vers Mayotte a fait plus 10 000 morts en mer. Ce qui fait de ce bras de mer un des plus grands cimetières marins du monde. Pour Ngo’shawo, l’heure est de conscientiser la jeunesse pour continuer à défendre l’intégrité territoriale de son pays. « Ce qui est dommage, c’est que nos frères ont été manipulés par nos dirigeants jusqu'à oublier l’ile de Mayotte. Je le dis haut est fort, Mayotte est notre île sœur et j’appelle à l’unité et à la fraternité », souligne la présidente.

Pour commémorer les âmes perdues en mer, l’association a opté comme couleur vestimentaire le blanc. Par la même occasion, une prière a été faite à la mémoire des morts avec une exposition d’un panneau symbolique au rond-point café du port de Moroni, avec le slogan « hommage aux victimes de Kwassa-Kwassa, aux 10 000 morts du visa Balladur ». La présidente a interpellé les jeunes de prendre leurs responsabilités et de s’impliquer au combat pour le retour de Mayotte.  

Andjouza Abouheir

 


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