La Gazette

des Comores

Journée Maoré: Un retour de Mayotte sur la base d’un dialogue à trois

Journée Maoré: Un retour de Mayotte sur la base d’un dialogue à trois © : HZK-LGDC

Longtemps dans la mainmise de la France, l’heure est aux solutions pérennes. Les acteurs qui œuvrent pour l’unité des quatre iles et les autorités visent un dialogue à trois, à savoir Mayotte, les trois iles et la France pour tenter de réintégrer l’ile sœur de Mayotte dans son giron naturel.


Cette année la célébration de la journée Maore s’est déroulée dans un contexte particulier.  C’est au palais du peuple que cette journée historique marquant l’admission des Comores aux Nations Unies a été organisé par l’association Ngo’shawo vendredi 12 novembre dernier.  Une date retenue par le parlement comorien comme étant une journée consacrée au retour de Mayotte dans son giron naturel. Cet évènement a vu la présence du porte-parole du gouvernement, des députés, des membres du comité Maore, etc. L’heure n’est pas à la marche mais au dialogue inclusif pour le retour de notre ile sœur Mayotte. Interrogé par la presse, le porte-parole du gouvernement Houmed Msaidie a expliqué que cette journée est d’abord la réconciliation entre les Comoriens, l’unité et l’intégrité de notre pays. Le gouvernent mise un peu plus sur les échanges et c’est avec un dialogue à trois à savoir les trois iles, Mayotte et la France. « Cela fait 46 ans que cela dure, aujourd’hui, il faut miser un peu plus sur le dialogue  à trois. Il faut que les Mahorais soient impliqués dans ce dialogue. Au départ ce sont des mécontentements qui ont fait naitre ce conflit. Il faut revenir à la base pour discuter et chercher des solutions pérennes. Il faut reprendre les échanges et les multiplier tout en  maintenant la position de la communauté internationale qui est défendre l’unité  des Comores  dans les quatre iles », lance-t-il.

De son côté la présidente de Ngo’shawo, Djabhana Saïd Abdallah a montré que  tous les ans, l’ONG œuvre pour l’unité nationale et essaie de renouer les liens entre la jeunesse sur des actions concrètes et non théorique pour un dialogue. « Pour nous, l’unité de nos quatre ile est importante. Il y a deux ans, nous avons fait la remarque du manque de dialogue des jeunes de la quatrième ile et nous. Et qu’il n’y pas vraiment d’actions pour empêcher les pertes humaines de la traversée en Kwassa », explique-t-elle. Et d’ajouter que : « Cette année nous avons eu la chance d’être en contact avec une plateforme portée par des jeunes Mahorais que nous travaillons depuis 4 mois dans l’idée de créer ce dialogue. Justement nous travaillons sur des thématiques comme l’entreprenariat et divers sujets. Nous travaillons avec la Cimad justement pour la question des pertes en mer ».

Quant au président du comité Maoré Me Atiki Youssouf, il n’a pas manqué de souligner que l’occupation par la France d’une partie du territoire comorien devient est un fardeau à supporter à la longue et qui doit réveiller l’esprit patriotique de chaque citoyen. « Malgré la colère de milliers de jeunes comoriens, dominés et opprimés, le comité Maore continue à capitaliser nos expériences collectives pour lutter contre la montée de la haine entre nous comoriens des 4 îles, de panafricaniser cette lutte en empruntant la ligne de combat panafricaniste qui considère que l’Afrique n’est pas libre si une portion de terre africaine reste sous un quelconque joug colonial. Nous sommes un pays de quatre iles et nous devons réunir nos force  pour l’unité de notre archipel », déclare-t-il.

Andjouza Abouheir

 


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