La Gazette

des Comores

Journée mondiale de lutte contre la drogue /La justice pénale, de la santé et des services sociaux au cœur de la journée

Journée mondiale de lutte contre la drogue /La justice pénale, de la santé et des services sociaux au cœur de la journée © : HZK-LGDC

Les Comores comme les autres pays du monde ont célébré la journée mondiale contre l’abus et le trafic de drogue. Cette année, l’accent était mis sur la santé pour la justice, la justice pour la santé, qui met en avant l’importance d’une démarche d’ensemble, englobant la santé, les droits de la personne, la justice pénale et les services sociaux.


« La santé pour la justice, la justice pour la santé », le thème de cette année souligne que justice et santé sont les deux faces d'une même pièce lorsqu'il est question de problèmes de drogue. Pour lutter efficacement contre le fléau de la drogue dans le monde, il est nécessaire que les institutions responsables de la justice pénale, de la santé et des services sociaux apportent des solutions intégrées conformes aux conventions internationales relatives au contrôle des drogues, aux obligations en matière de droits de l'homme et aux objectifs de développement durable.

 

C’est dans cette démarche que les pays du monde ont célébré hier 26 juin la journée mondiale contre l’abus et le trafic de drogue. « Les Comores ont ratifié la convention de Vienne sur les stupéfiants et les psychotrope. On a saisi cette occasion pour célébrer la journée », avance Aboubacar Ahmed Mze, le chef de département du crime organisé à la police nationale. 

 

L'abus et le trafic de drogue et de substances psychoactives est une cause de grande inquiétude dans la région, tout comme dans le reste de l'Afrique. Aux Comores, c’est la tranche d’âge de 12 à 19 ans qui sont les plus concernés. « On a commencé avec le cannabis, la résine du cannabis, de la cocaïne, de l’héroïne et en 2017 à 2019, nous sommes dans le chimique », annonce-t-il. Au niveau du pays, la lutte contre la drogue se fait par deux manières. Il y a avant tout un aspect de prévention sur les villes, villages et établissements scolaires sur les méfaits et les conséquences de la drogue. Et après, un aspect de répression. « On vient de mettre en place la politique nationale de lutte contre la drogue mais aussi d’un comité interministériel de lutte contre la drogue », dit-il.

 

Selon le commissaire Abou, la lutte contre la drogue est un combat de tout le monde. Ce dernier montre qu’il faut mutualiser les efforts pour pouvoir réduire de manière drastique le fléau dans le pays. La gendarmerie, la douane et le département du crime organisé ne doivent avoir qu’un seul et même objectif : lutter contre la drogue efficacement.

 

AOY

 


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