La qualité de nos sols est au cœur de nombreux enjeux cruciaux : nourrir la population, préserver la biodiversité, stocker le carbone, réguler les eaux, et bien plus encore. A l’occasion de la journée mondiale des sols, l’ONG Dahari s’est penchée sur l’utilisation des composts.
La survie de notre planète dépend du lien précieux entre le sol et l'eau. Plus de 95% de notre alimentation provient de ces deux ressources fondamentales. L'eau du sol, indispensable à l'absorption des nutriments par les plantes, est le ciment de nos écosystèmes. Cette relation symbiotique est à la base de nos systèmes agricoles. Cependant, face au changement climatique et à l'activité humaine, nos sols se dégradent, ce qui entraîne une pression excessive sur nos ressources en eau. La Journée mondiale des sols 2023 et sa campagne avait mis l’accent sur la sensibilisation à l'importance et à la relation entre le sol et l'eau pour parvenir à des systèmes agroalimentaires durables et résilients. Et cette année, le thème était « les données et informations sur les sols »
A l’occasion de la célébration de la journée internationale des sols, l’ONG Dahari aux Comores a marqué cette journée par l’utilisation des composts dans les champs. Selon un responsable de Dahari, l’utilisation de composts offre de nombreux avantages pour la santé des sols. « Il favorise l’aération, facilite la circulation de l’air et de l’eau et améliore la structure du sol mais surtout rend les sols plus fertiles. Grâce au compost, les sols retiennent mieux l’eau, ce qui est particulièrement utile pour nos sols volcaniques assez drainant des Comores ».
Cependant, la préparation du compost peut être longue en raison du temps nécessaire à la décomposition des matières organiques. Pour répondre à ce défi, l’équipe Agroforêts de l’ONG Dahari a testé un compost enrichi en micro-organismes (bactéries ou champignons) qui jouent un rôle clé dans la décomposition des matières organiques et la libération des nutriments nécessaires aux plantes. « Après la mise en place d’une expérimentation chez 10 fermiers en 2024, les résultats sont impactants. Avec l’ajout de micro-organismes préparés à base de matières locales, le compost atteint sa maturité en seulement 30 jours, contre 2 à 3 mois pour un compost classique », précise-t-il. Ces résultats prometteurs permettent aux agriculteurs d’obtenir un compost de qualité plus rapidement, contribuant ainsi à améliorer durablement la santé des sols et à soutenir le développement optimal des plantations.
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