La Gazette

des Comores

Journées d’orientation et des métiers / N’goshawo oriente pour les choix des métiers

Journées d’orientation et des métiers / N’goshawo oriente pour les choix des métiers © : HZK-LGDC

N’goshawo a lancé une activité de sensibilisation et d’orientation. Un moment de partage et de découverte pour les jeunes élèves venus des quatre coins de l’Ile de Ngazidja. Offrir des nouvelles opportunités en termes d’orientations et des métiers, tel est l’objectif que s’est fixé le mouvement N’goshawo pendant ces deux journées d’orientation et des métiers qui ont lieu respectivement à l’IUT (Institut Universitaire des Technologies) et à l’Ecole de Santé.


Inculquer et éduquer une politique de choix de métier est la principale mission que s’est fixée le mouvement N’goshawo à travers le programme « journées d’orientation et des métiers ». Pour le responsable du pôle éducation de l’association, Abdourahmane Said Hassane, la journée du 5 février qui a eu lieu à l’IUT, a regroupé plusieurs lycéens dans le seul but de les pousser à bien choisir les filières qui leur conviendraient le plus et qui auraient un avenir dans le pays.

Pour ce mercredi 6 mars, l’orientation portait beaucoup plus sur les étudiants. « Devant des anciens étudiants sortis des universités des pays comme la Chine, l’Egypte, la Malaisie, la Cote d’Ivoire, le Maroc, le Sénégal et bien d’autres, nous avons essayé d’orienter sur le système des études. Cela dit nous avons essayé de leur ouvrir et de leur donner d’autres opportunités soit pour des métiers qui sont déjà sur place ou d’autres qui ne sont pas disponibles mais dont le pays peut en avoir besoin », nous a-t-il expliqué.

Agronomie, informatique, travail manuel, production et mise en bouteille d’eau et autres, des stands et des tables rondes. L’association N’goshawo s’est donné un grand défi. « On a parlé de tout. On noua parlé de sciences, de médecine, de journalisme et de tous les métiers qui se pratiquent au pays ou qui peuvent s’y pratiquer », s’étale Nourdine El-Hatar, un jeune venu du Groupe Scolaire l’Olivier de Mitsamiouli. « Moi je voudrais bien faire des études d’économie comme mon père. Je ne sais pas ce que c’est mais avec cette journée d’orientation j’ai eu plus de précision et je pense que ce métier me conviendrait dans l’avenir tout en restant sur les pas de mon père », a-t-il renchéri.

Pour ces deux jours, le mouvement N’goshawo pense avoir atteint ses objectifs. Pour le responsable pole éducation, Abdourahmane Said Hassane, c’est plus de 800 visiteurs qui ont fait le déplacement et cela ne peut qu’être positif. « Certains, du lycée de Moroni plus précisément, ont montré leur satisfaction. Nombreux disent ne pas savoir ce que c’est qu’une lettre de motivation ou un CV ou comment on en fait. D’autres ne savaient pas qu’on peut s’orienter dans différents domaines et avec ces deux journées nous avons pu sensibiliser et expliquer sur les besoins du pays et du comment y arriver », a-t-il dit avant de préciser que la mission de N’goshawo est de faire en sorte que ce programme se fasse une ou deux fois par an et faire pour que les futurs bacheliers soient éveillés sur les opportunités qui peuvent se présenter à eux.

Pour Djamaly-Eddine Mohamed alias DJED, enseignant chercheur à l’Université des Comores site de l’IUT, la formation professionnelle est à la fois primordial et prioritaire. Membre fondateur de l’UDC, il pense que tout doit être reformé afin de valoriser beaucoup plus les formations professionnelles, techniques et manuelles. « On peut même insérer le programme dès le collège et mettre en place des programmes de base », a-t-il lancé. Pour cet ancien secrétaire général de l’UDC la base éducative du pays est erronée. Selon lui, le manque de formation professionnelle ne facilite pas le développement du pays et de l’esprit de l’élève. Il affirme pour conclure que le pays doit reformer le système éducatif. « Nous devons, je pense, initier les jeunes sur comment monter un projet et aussi orienter l’éducation à une réalité quotidienne », dit-il, soulignant en effet toute défaillance née du manque de productivité et créativité de notre jeunesse.

A.O Yazid

 


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