Ce sont des jeunes issus de différents horizons mais qui n'ont qu'une seule mission: vivre dans un pays de paix et de prospérité où chacun se sentira utile. Cette volonté d'inciter les jeunes à être utiles dans le développement du pays, à lutter contre l'indifférence et l'indigence du peuple et à inciter au changement des mentalités est la meilleure pour un futur prospère. Telle est l'image qu'affiche l'événement « Kalam-Karatas ».
L'Association des Jeunes Avertis des Comores (AJAC), la Fédération des Associations de Mitsoudjé (FAM) et les collectifs Nyora Accoustique et Laboratoire d'Art ont tenu, hier à Mitsoudjé, chef lieu du Hambou, la première édition nationale de l'événement « Kalam-Karatas ». Une joie immense pour cette localité connue pour sa force à l'éducation. Un programme bien garni le long de cette journée qui a commencé par l'organisation d'une compétition de Scrabble, une simulation d'un procès sur le NTIC, une exposition photo, du théâtre, une prestation de slam et un concert dans la soirée.
Kalam-Karatas (stylo-papier), comme son nom l'indique est un évènement qui a pour objectif de « relancer une dynamique d'éducation et de sensibilisation qui permettrait aux jeunes d’être utiles dans le développement des Comores », explique Abou Djamadar, président de l'AJAC. Ce dernier fait savoir que ces associations réunies autour de cet évènement se donnent comme mission der « lutter contre l'indifférence et l'indigence du peuple ».
« Nous nous devons d'inciter au changement des mentalités car personne ne viendra construire notre pays à notre place. C'est une obligation qui nous revient de droit et tout le monde doit se sentir utile et indispensable », martèle Abou Djamadar. Devant une cinquantaine de personnes, les membres de l'AJAC se sont illustrés et ont démontré, à partir d'un procès simulé, que la justice se doit de faire son travail, ce qui laisse comprendre que « sans justice fiable et libre, aucun développement n'est possible ».
« Kalam-Karatas » fait partie de ce genre d'événements qui inspirent à inculquer au peuple « une seule passion » à tout un peuple et pas qu'une génération. « Il y a des questions qui devraient préoccuper tous les comoriens. Et ce genre de questions est précisément l'objet du Kalam-Karatas », lit-on dans la brochure de présentation du projet. Cette génération qui se veut être un « stimulant » pour un bon vivre et bon être, estime que « il est temps de tailler la vieille école pour faire place à des idées novatrices ».
Pour ce peuple comorien qui semble avoir « plus d'expérience que tous les autres peuples de la terre » plusieurs événements se sont déroulés. « Pendant quarante-quatre ans nous avons eu un Père fondateur [...], un Président à vie [...], les Comores du Colonel [...]. Nous avons même eu un théologien. On a fait des coups d'État, on a tué des leaders, [...]. On a donc tué des leaderships comoriens. Qu'est-ce qu'on n'a pas subi ? », se questionne cette jeunesse. Cette dernière se doit d'engager cette route qui peut d'une manière ou d'une autre contribuer au développement des Îles de la Lune.
A.O Yazid
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