La Gazette

des Comores

La chambre de commerce appelle à une ouverture de 60% du marché

La chambre de commerce appelle à une ouverture de 60% du marché © : HZK-LGDC

Le président de la République a mis fin par décret au monopole de l'Office national d'importation et de commercialisation du riz (Onicor) sur l’importation du riz ordinaire et ouvert sa libéralisation. Une partie de l’importation de cette denrée alimentaire sera ouverte au secteur privé.


L'Union des chambres de commerce dans sa mission d'accompagnement et de conseil au gouvernement a mené plusieurs réflexions et propositions afin de structurer et limiter cette libéralisation. Lors d'une conférence de presse organisée dans les locaux de la Ccia Ngazidja, le président Ali Idjihad a d'abord salué la décision du président de vouloir satisfaire les besoins de la population. « Cela fait déjà plusieurs mois que la population constate une rupture du stock du riz. Bien que le président de la république ait choisi de libérer le marché, cette institution a la mission d'accompagner cette décision », avance-t-il. La chambre de commerce veut essayer de recadrer cette libéralisation du marché afin d'éviter d'autres spéculations importantes.

 

« L’Onicor doit continuer à assurer ses missions mais ouvrir 60% du marché au secteur privé. Ainsi l'opérateur qui souhaite participer à ce commerce doit payer une licence d'agrément, doit aussi communiquer sa quantité de commande, préciser le nom de son fournisseur, la marque du riz, les spécificités techniques, la date d'arrivée du produit. Et tout cela doit se faire auprès des bureaux des chambres de commerce pour des fins statistiques », montre Djamil Boinali, secrétaire général de l'Union des chambres de commerce. Et de préciser à la presse que : « C'est pour éviter les surcommandes et la désorganisation du marché ».

 

Ces propositions sont retenues dans le cadre de l'accession des Comores à l'Organisation mondiale du commerce (OMC). Et la chambre voit par là, une réorganisation de l'Onicor qui aura la charge de gérer un stock de sécurité du riz. Aussi le secteur privé entamera aussi son organisation pour se donner des opportunités d'affaire en prenant en charge l'importation et la commercialisation d'une partie du riz populaire. « Les pouvoirs publics pourront assurer aux populations, notamment les plus nécessiteux un approvisionnement assuré et un prix acceptable du riz ordinaire », souligne-t-il.

 

La chambre de commerce a profité de cette occasion pour annoncer des contrats faits avec la State Trading Corporation (STC) de l'île de Maurice pour assister et partager l'expérience reconnue de mutualisation de l'approvisionnement des produits pétroliers et du riz. Un projet de convention est préparé entre la STC et l'Uccia sous l'égide du ministère du commerce des deux pays qui attend l'avènement de la commission mixte pour sa signature et son opérationnalisation.

 

Kamal Gamal

 

 


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