La Chambre d’accusation de la Cour d’appel de Moroni a rejeté hier 29 septembre la demande formulée par l’avocat du journaliste Oubeidillah Mchangama, poursuivi pour « diffusion de fausses nouvelles et complicité » pour avoir demandé de la transparence dans la gestion du budget destiné aux audiences spéciales sur les agressions sexuelles sur mineur.
Le délibéré sur l’affaire Oubeidillah Mchangama est tombé comme un couperet hier mardi 29 septembre. La chambre d’accusation s’est conformée à l’ordonnance du juge d’instruction et a maintenu les mesures restrictives à l’encontre du journaliste de RCM 13 et Fcbk FM Oubeidillah Mchangama. Joint au téléphone, son avocat Me Fahardine Abdoulwahid dit s’entretenir avec son client avant d’entamer toute démarche.
« Deux options s’offrent à nous. Celle de saisir la Cour de cassation pour se confronter à la justice et tenter de remporter gain de cause ou bien, redemander encore une fois au juge d’instruction de lever les mesures », confie-t-il. Ce dernier estime que les reproches ne sont pas fondés car même le dossier est considéré comme étant un « dossier vide ». Et selon lui, aucune preuve n’est encore présentée.
Pour rappel, Oubeid Mchangama est accusé d’avoir diffusé des « fausses nouvelles » et de « complicité » dans l’affaire des audiences spécialisées d’agression sexuelle ». Ce dernier est appelé à ne pas tenir des réunions publiques ou privées, ne pas faire de déclaration sur les médias, ne pas publier des messages sur les réseaux sociaux et ne pas quitter l’ile de Ngazidja. Il a été maintenu en garde à vue du 3 au 4 septembre. La section comorienne de l’Union internationale de la presse francophone et le Syndicat des journalistes ont dénoncé des « entorses à la liberté d’expression ». Oubeid est le journaliste comorien le plus suivi sur les réseaux sociaux.
Andjouza Abouheir
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.

© : HZK-LGDC