Les Comores à l’honneur dans la ville portuaire de Tamatave dans le cadre des festivités de célébration de la fête nationale. Pour la première fois, la congrégation de la comorienne de Tamatave et l’Aescot (Association des étudiants et stagiaires Comoriens à Toamasina) ont décidé de n’organiser qu’un seul évènement sachant que dans le passé, chaque année, les deux entités organisaient chacune ses festivités à part ; la Congrégation au centre-ville tandis que l’Aescot en tant qu’Association Estudiantine, consacrait principalement ses activités dans le campus Universitaire de Barikadimy.
Les organisateurs ont réussi leur pari. Tant du côté organisationnel, protocolaire et sécuritaire, rien n’a été laissé au hasard pour faire du 46ème anniversaire de l’indépendance des Comores une référence absolue en matière de réussite. Au-delà des festivités, c’était aussi un rendez-vous émotionnel sachant que les descendants des notables de la congrégation, une organisation formée principalement des notables d’origines comorienne, découvraient pour la première fois de près l’histoire, la culture et la tradition de leur deuxième patrie. Des invités de marque ayant répondu aux invitations notamment la directrice régionale de la communication et de la culture de la région Atsinanana, des chefs des différents départements de l’Université de Toamasina, des autorités religieuses des différentes religions et sécuritaires entre autres.
C’était exactement à 15h21min quand l’hymne national comorien fut chanté en mode a cappella dans le foyer social Canada, plein à craquer. Prenant en premier la parole après la tradition lecture du Coran, le président de la Congrégation Monsieur Ismaël Youssouf a fait part de sa « fierté et son émotion de co-présider un tel évènement » dans la cité portuaire. Rendant hommage aux ancêtres ayant fait « l’indépendance des Comores la cause de leurs vies », il a appelé la nouvelle génération à prendre soin de cet héritage si précieux et de surtout être clean et respectueux auprès de leur pays adoptif, Madagascar en l’occurrence.
Après une brillante exposition en diaporama retraçant l’histoire des Comores par Maissara, jeune étudiante en géographie et développement durable, c’était au tour des micro-associations formant l’Aescot, l’Association des étudiants et stagiaires Comoriens à Toamasina, de chauffer le public à travers des différentes danses traditionnelles. Ouvrant la balle, la Solidarité des étudiants Grand-comoriens à Toamasina ont offert une prestation XXL de Sambe, suivie de l’Union et la Fraternité des étudiants anjouanais à Toamasina avec une danse appelée Garacis avant que l’Association des étudiants mohéliens à Toamasina ne fasse le show avec une danse originaire de l’île de Djoumbé Fatima appelée Dandaro. Les femmes comoriennes ont par ailleurs fourni une prestation plus que parfaite de tari qui fût chanté par Hiliyane Abdou, étudiante en bâtiment et architecture.
Parlant au nom des autorités locales, la directrice de la communication et de la culture de la région Atsinanana Mme Aniella Vololoniaina a d’abord salué la réussite de l’événement mais surtout elle a insisté sur la bonne image véhiculée par la communauté comorienne en général et les étudiants d’origine comorienne dans la ville de Toamasina en particulier. Elle a fini son allocution en ayant une main tendue sur des éventuelles échanges culturelles entre les Comores et la Grande île. Avant la fin de la cérémonie, le président de l’Aescot Moustoifa Halifa a tenu à remercier les différentes cellules d’organisation de l’événement et les divers partenaires ayant contribué de près ou de loin à la réussite de la fête.
Soulignons que les grands architectes de cette cérémonie grandiose furent Mr Ansaffi Tadjoudine un doyen d’honneur de l’Aescot, Mr Mohamed Elhad, président de la Segct, Mlle Rahada ancienne présidente de l’Aescot, Dr Djaenfar étudiant en médecine, Dr Chaher étudiant en médecine, Mr Abdelaziz ancien président de l’Aescot, Mr Aadada, la mosquée de Bazar Kely, le bureau exécutif de l’Aescot, les micro-associations (…)
La fête a été exceptionnellement décalée du 06 au 11 Juillet pour que tout le monde soit présent. Sachant qu’à l’Université de Toamasina les étudiants sont en pleine période d’examens, la congrégation et l’AESCOT ont convenu ensemble de reculer la date de la fête au 11 juillet. L’hymne national a été par en revanche chanté symboliquement devant la mosquée de Bazar Kely le mardi 6 juillet après salat dhuhr.
Contribution d’Ahamada Combo YASSINE depuis Madagascar
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