Une semaine après avoir lancé officiellement ses activités à Moroni, l’équipe de la coordination du dialogue national sillonne les îles. Ils ont 3 jours à Mohéli depuis jeudi dernier pour consulter et sensibiliser les différents acteurs sociaux économiques et politiques sur les tenants et les aboutissants du dialogue. Ensuite ils se sont envolés hier dimanche pour les mêmes objectifs à Anjouan.
Dr Toihir Mohamed, coordinateur du dialogue national inter comorien avec son équipe sont arrivés à Mohéli jeudi dernier. Sans se reposer, ils ont rencontré immédiatement les autorités politiques de l’île à la coordination de l’action gouvernementale et s’est entretenu vendredi dernier avec les associations de la société civile, les acteurs économiques de la chambre de commerce de l’industrie et de l’artisanat. Dans l’après-midi, elle a accueilli dans un hôtel de la place, l’association des femmes leader pour la paix, le syndicat des pêcheurs, celui des enseignants. Les consultations se sont poursuivies samedi dernier avec les partis politiques.
« C’est dans l’objectif de consulter et de sensibiliser les citoyens comoriens de toutes les couches sociales pour un dialogue, un cadre qui n’est pas politique tout simplement mais qui est aussi social et économique », explique Abdoulatuf Bacar, le chargé de communication de la coordination du dialogue. Pour Abdoulatuf, ceux qui sont déjà venus accueillent, en majorité, positivement la démarche initiée par le chef de l’Etat. « Il y a en a aussi ceux qui manifestent une certaine réticence disant que ce n’est pas la première fois qu'on manifeste cette idée de dialogue », reconnait-il.
Le contexte de ce dialogue, pour Abdoulatuf Bacar, n'a rien à voir avec le contexte des assises précédentes de 2018. « C’est un dialogue préventif alors que les assises étaient dans un contexte spécifique » précise-t-il. Ce qui est nouveau dans ce dialogue aujourd’hui, pour ce chargé de communication, c’est que tout le monde prône la paix, les valeurs de stabilité, de dialogue et « nous avons le devoir, comme disait le chef de l’État de préserver cette paix ». Pour Mme Tahadhibati Kambi de l’association Faina « ce sont juste des consultations mais nous n’avons pas encore fait nos propositions ».
Riwad
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