La Gazette

des Comores

La drogue, un danger qui guette les milieux scolaires

La drogue, un danger qui guette les milieux scolaires © : HZK-LGDC

La drogue s’invite dans les milieux scolaires. Et nul n’a la certitude que son enfant est épargné. Inquiète de la situation, la brigade anti-drogue a rencontré les cadres du ministère de l’éducation nationale dans le but d’élaborer ensemble une stratégie de guérir ceux qui sont déjà dans le cercle et sauver par la suite ceux qui ne sont pas encore contaminés.


Le fléau de la drogue connait une recrudescence dans les établissements scolaires, des lieux censés éduquer et protéger les enfants. Depuis des années, des jeunes lycéens n’hésitent pas à se droguer à l’insu de leurs parents. « Nous sommes descendus sur le terrain et nous avons constaté derrière le Lycée Saïd Mohamed Cheick des cuillères dont les jeunes se servent pour bruler la drogue qu’il inhalent. A Mvouni, tout à l’air d’un casino. À côté d’Imam Chanfiou se trouve un jardin où les jeunes étudiants se passent la drogue à tour de rôle. A l’école de Santé, des intrus s’infiltrent pour vendre de la drogue aux étudiants. A l’école Fundi Abdoulhamid, des élèves attendent la recréation et se mettre derrière les conteneurs du voisinage pour en consommer. Ce sont des constats avérés », a regretté le commissaire Allaoui. 

Et de poursuivre : « Maintenant tous les types de drogue circulent dans le pays ». Selon lui, la drogue (chimique), le consommateur en fabrique de manière artisanale. « C’est la poudre des néons mélangés avec des substances de cigarette et la liqueur d’énergy. Puis on laisse sécher la matière pour la reprendre après. Du coup c’est fatal pour les uns comme c’est nuisible pour les autres », a-t-il précisé. Ce haut responsable de la police a également tenu à conscientisé l’opinion sur la consommation des Chicha. « Il existe des substances de drogue liquide qu’on peut introduire dans les goûts de Chicha. C’est une mauvaise nouvelle pour les parents. Le pays où la musique a beaucoup plus d’influence que l’éducation », a-t-il dit.

Ainsi le ministère de l’éducation nationale, a dit prendre en considération les observations faites par les autorités policières tout en promettant de réfléchir sur une stratégie de lutte devant être proposée dans le programme scolaire pour la rentrée 2024-2025. « En partant des causes à effet, il est un peu difficile de prendre des mesures. Toutefois il est important d’adopter des stratégies de sensibilisation et des démarches à suivre pour lutter contre ce fléau. Et le ministère doit tenir compte des recommandations sur le programme scolaire », a promis le secrétaire général du ministère par intérim Abdou Ali Abdallah.  

Kamal Gamal

 


Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.