Sans fléchir sur leur position, les avocats assurant la défense de l’ancien Garde des sceaux s’indignent quant à la volonté du procureur général de vouloir à tout prix infliger « une sanction sévère » à Me Fahmi. Une position jugée malsaine. De la procédure, ils estiment qu’elle ne sera jamais légitime tant que le conseil de l’ordre actuel mène la danse.
Visé par une procédure disciplinaire pour violation des règles déontologiques par le procureur général, Me Fahmi Said Ibrahim, avocat au barreau de Moroni va comparaitre le 12 septembre prochain. Une procédure dite biaisée par la défense de l’ancien Garde des sceaux. Au nom de tous ses confrères, Me Moudjahidi Abdoulbastoi s’indigne de la position du parquetier et regrette que le procureur général engage « sans cesse » des poursuites à l’encontre des avocats. « Nous avons un procureur général déterminé à envoyer tout le temps des avocats en conseil de discipline. Certes, un avocat peut être jugé mais il est aussi important de rappeler que c’est la première fois dans notre histoire que nous avons un procureur général qui entraine des avocats en audience tous les jours », rappelle-t-il, tout en évoquant que « le pire avec le parquetier ce sont les sorties et expressions qu’il utilise tous les jours ».
Revenant sur le dossier de Me Fahmi Said Ibrahim, les conférenciers signalent que les termes utilisés par le parquetier sont choquants. « Le pire dans ce cas ce n’est pas qu’il ait trainé maitre Fahmi parce qu’il l’a déjà fait avec maitre Mahamoudou Ahamada, qui sont nos ainés, mais qu’il ait demandé la sanction la plus sévère d’autant plus qu’on sait qu’il n’y a pas de sanction plus sévère que la radiation », insiste Moudjahidi Abdoulbastoi. Parlant de la procédure du 25 août dernier qui n’a pas eu lieu et qui serait renvoyé au 12 septembre prochain, la défense regrette qu’on ne lui ait pas accordé le temps de s’exprimer. « Nous n’avons soumis aucune défense la journée d’hier (Ndlr avant-hier). Nous n’avons déballé aucun argument parce que la présidence ne nous a pas permis de prononcer aucun mot, ni permis de donner aucune explication. On nous a interdit de parler et on nous a sommé d’attendre jusqu’au 12 septembre », martèle Me Moudjahidi Abdoulbastoi.
Se questionnant sur l’inimitié notoire évoquée par maitre Ibrahim Ali Mzimba, maitre Moudjahidi évoque ce qu’il en est de « l’amitié notoire de maitre Atick » envers maitre Fahmi Said Ibrahim. Pour ce qui est de l’équipe devant siéger et du renvoie, maitre Moudjahidi laisse entendre que cela ne veut pas dire qu’ils reconnaissent le conseil de l’ordre dont le mandat a expiré cela fait plus de trois (3) mois. Encore une fois, la défense de maitre Fahmi Said Ibrahim estime qu’aucun procès ne sera valable sous l’égide de ce conseil dirigé par maitre Ibrahim Ali Mzimba et continuent à réclamer l’organisation d’une Assemblée générale pour l’élection d’un nouveau bureau.
A.O Yazid
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