La Gazette

des Comores

La fille de 10 ans brulée par sa mère est décédée dans son lit d’hôpital

La fille de 10 ans brulée par sa mère est décédée dans son lit d’hôpital © : HZK-LGDC

Hospitalisée depuis le jeudi 06 aout dernier à la salle des grands brulés de l’hôpital El-maarouf, Arafat, la fillette de 10 ans brulée par sa mère a rendu l’âme à 2 heures du matin dans la nuit du 10 au 11 août dans son lit d’hôpital à El-maarouf. Les médecins, qui avaient classé sa brulure au 3e degré avaient recommandé une évacuation d’urgence au centre hospitalier de Mayotte.


Alors que les préparatifs pour son évacuation allaient bon train, la fillette de 10 ans brulée par sa mère s’en est allée très tôt au petit matin de ce mardi 11 août. Brûlée au troisième degré, la petite a passé 5 jours de souffrance au sein du bloc des grands brulés d’El-maarouf. Les associations de la lutte contre les violences faites aux enfants, à l’instar de Mwana Tsiwamdzima, s’étaient mobilisées pour porter main forte à la famille de la famille éplorée.

Joint au téléphone par La Gazette des Comores, le président du service d’écoute de Ngazidja a montré que la commissaire au genre en collaboration avec le ministère de la santé avait pris les choses en main pour faciliter l’évacuation de la fillette et au même moment des actes charitables ont été octroyés à son nom. « Tout était mis en place pour son départ, nous avons également reçu 3000 euros du donateur d’Air Darsa, en l’occurrence Oustadh Djibril. Malheureusement Dieu en a décidé autrement », regrette Mradabi Mziarani.

Pour rappel, ce drame s’est produit le jeudi 06 aout à Mandza dans la région de Mboudé, au nord de Ngazidja. Une mère originaire de Madjeweni Mboinkuu a brulé sa fillette de 10 ans, sans état âme. Sa fille avait rendu service au voisinage que la mère ne porte pas dans son cœur. Éprise dans, une colère noire, elle passa à l’acte en aspergeant du pétrole à la petite avant d’allumer le feu. Fort heureusement, le voisinage est intervenu à temps. La mère en question a comparu devant le juge le 08 août dernier et est placée par la suite en mandat de dépôt en entendant son procès. Sa place pourrait ne pas être en prison puisqu’elle serait schizophrène.  

 

Andjouza Abouheir

 

 

 


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