La Gazette

des Comores

La Génération Egalité dit non à la violence faite aux femmes

La Génération Egalité dit non à la violence faite aux femmes © : HZK-LGDC

A l'occasion de la journée internationale de l'élimination des violences à l’égard des femmes, l'UNFPA a organisé en collaboration avec l'Ong Hifadhui une cérémonie de célébration à M’vouni. L'occasion rêvée pour les deux organisations de dénoncer les violences faites à la femme et à l'enfant. Mais également de mettre en place des actions réparatrices et accompagnatrices. 16 jours d'activités contre la violence sont lancés au niveau national depuis le 25 novembre.


C'est sous le thème « Orangez le monde, la Génération Égalité s’oppose aux viols » que la journée internationale de l'élimination des violences à l’égard des femmes a été célébrée mercredi 25 novembre dernier à M’vouni dans la région de Bambao. Ce thème retenu mérite une attention particulière pour tous les pays surtout les Comores, tenant compte de l'évolution exponentielle des nombres de cas de violences enregistrés ces derniers temps par les services d'écoute.

 

A cet effet, la coordinatrice internationale du programme UNFPA Comores, Efith Ouattara, s'est exprimée à travers les mots de la déclaration de la directrice exécutive de l'UNFPA, Dr Natalia Kanem dans cette lutte contre cette violence faite à la femme, que ce soit sur des propos sexiste, humiliation ou agression physique. « Assez ! C’est ce que nous disons, aujourd’hui et chaque jour, à toutes les formes de violence contre les femmes et les filles. Assez pour la violence domestique. Assez pour violer. Assez pour les pratiques néfastes comme les mutilations génitales féminines. Et assez pour l'impunité pour l'une des violations les plus flagrantes et les plus répandues des droits de l'homme. Les femmes et les filles ont parfaitement le droit de vivre sans violence, partout. Elles ont droit à la paix à la maison, en public et en ligne », a-t-elle réitéré.

 

Pour mémoire, l'année dernière, dans plus de 130 pays, l'UNFPA a fourni des services de soutien médical ou psychosocial à plus de 760 000 survivants de violence. Dans les situations humanitaires, rien qu'au cours des 10 premiers mois de 2020, les efforts de prévention et d'intervention ont atteint 2,8 millions de femmes et de filles. Pourtant, et toujours, la communauté internationale doit faire plus. « La COVID-19 révèle, de manière douloureuse mais instructive, toutes les façons dont nous devons penser et agir différemment », concède-t-elle.

 

Cette année encore, le mouvement international des femmes marque 25 ans depuis que le Programme d'action de Beijing a défini un plan ambitieux pour réaliser l'égalité des sexes. Des lueurs d'espoir pour affirmer l'égalité de sexe mais également pour dénoncer les préjugés et la discrimination. De son côté la présidente de l'Ong Hifadhui, Rahmatou Goulam pour qui cette cérémonie revêt une signification particulière. Elle constitue, une occasion exceptionnelle pour dénoncer les différentes formes de violences dont les femmes sont les plus touchées.

 

A cet effet, les actes ignobles que les femmes ont endurés en étant battues, violées, ou encore assassinées. « Elles sont ainsi victimes d’agressions verbales, physiques, sexuelles, elles sont également victimes de harcèlement notamment dans leur milieu professionnel, via les réseaux sociaux ou au sein même de leur foyer conjugal où les enfants sont généralement, les plus exposés » rappelle la coordinatrice. Bien que des efforts aient été déployés du côté de la justice, Rahmatou Goulam, dit que les textes ne suffisent pas. Elle appelle donc à une révision des textes pour une justice équitable. « Il faut une application de ces textes et un suivi sans faille. Je constate malheureusement que les infractions que je qualifie de criminelles se multiplient davantage, et je renvoie la faute à la justice notamment aux responsables de l'application des peines » conclut-elle. À cette occasion, les organisateurs ont décidé 16 jours d'activisme contre la violence à l’égard des femmes, du 25 novembre au 10 décembre au niveau national.

 

Andjouza Abouheir

 

 

 


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