À l’occasion de la journée internationale de la jeunesse, à Moroni une centaine de jeunes ont battu le pavé le 12 août dernier pour réclamer notamment la mise en place d’un conseil national de la jeunesse.
Samedi12 août dernier, une poignée de jeunes ont manifesté à Moroni pour revendiquer leurs droits à l’occasion de la journée internationale de la jeunesse. Célébrée dans le monde sous le thème « accélérer la reprise après la Covid19, et la mise en œuvre intégrale de l’Agenda 2030 pour le développement durable à tous les niveaux ». Aux Comores, le contexte est un peu particulier, c’est sous le thème « l’urgence d’impliquer la jeunesse comorienne dans les affaires publiques », un casse-tête pour ces jeunes. Une thématique légitime car en rapport avec les aspirations de toutes les politiques émergentes et des recommandations de toutes les instances internationales. Dans sa déclaration, le Chargé de mobilisation de la commission de la jeunesse Nassur Ali a expliqué que l’objectif de cette marche est de mettre en lumière les réalisations accomplies, partager les aspirations, en particulier en ce qui concerne la mise en place du conseil national de la jeunesse, un projet qui a été étudié et adopté par le conseil des ministres le 8 mars dernier.
Alors que la jeunesse représente actuellement 65% de la population comorienne, aujourd’hui, plus que jamais, les organisations de la société civile des jeunes, sont déterminées à mener la même lutte pour l’année 2023. Elle réclame son implication effective dans les affaires publiques et ce, en mettant en place l’organe dédié qui est le conseil national de la jeunesse en Union des Comores (CNJC). « Dix ans déjà depuis que nous nous battons pour sa mise en place, après la proposition technique de la direction nationale de la jeunesse et la commission des organisations des jeunes. Malheureusement, sans succès. Ce fameux arrêté ministériel semble introuvable après son dépôt à la présidence pour être visé. Une histoire à dormir débout. Les travaux de la mise en place du CNJC devraient commencer par l’officialisation de ce Conseil. Hélas, jusqu’à lors, nous regrettons le manque de volonté politique et l'indifférence quant à nos réelles aspirations », déplore-t-il.
« Il est inconcevable que la jeunesse comorienne, pays qui dirige l’Union Africaine, ne puisse pas bénéficier comme leurs camarades des autres pays membres de l’UA, des opportunités qu’offre cette grande institution du continent. A cause du retard de la mise en place du CNJC, la jeunesse comorienne souffre de plusieurs maux liés à l’augmentation du chômage, au manque d’infrastructures pour une éducation de qualité, à l’absence des jeunes dans les instances de prise de décision, aux différentes injustices et abus de pouvoir et à d’autres problèmes qui touchent la population en général. Mais aujourd’hui, notre principal combat est la mise en place du CNJC, résultat de plusieurs années de travaux techniques pour la préparation et l’organisation des élections des différents organes de démembrement du CNJC » lance celui qui appelle le chef de l’Etat à mettre en place en œuvre la politique des jeunes en facilitant et accélérant le processus.
Notons que malgré la dynamique démographique de la population comorienne, composée à 60% de jeunes de moins de 30 ans, la jeunesse fait face à des obstacles lorsqu’il s’agit de participer activement aux affaires politiques. Lors du 1er Forum à Moroni, sur l’implication des jeunes en politique et aux affaires publiques, le 19 juillet dernier, le commissaire Bankole Adeoye avait encouragé la jeunesse comorienne à s’engager activement dans la politique pour renforcer la stabilité du pays.
Andjouza Abouheir
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