La Gazette

des Comores

La journée découverte du préscolaire interdite par le ministère de l’Éducation

La journée découverte du préscolaire interdite par le ministère de l’Éducation © : HZK-LGDC

Dans l’objectif de sensibiliser les parents sur l’importance d’inscrire les enfants dans le préscolaire, le collectif Scol’Action avait prévu une journée découverte, interdite contre toute attente par le ministère de l’Éducation au motif que l’évènement serait contraire à la loi d’orientation du ministère. Les organisateurs craignent que le l’État cherche à tuer le préscolaire en faveur de l’école coranique.


La volonté du collectif Scol’Action était d’évaluer l’éducation et l’avenir de l’enfant à travers la Journée découverte du préscolaire qui devait avoir lieu le samedi dernier au foyer des Femmes de Moroni. Un évènement de grande envergure devant réunir des grandes personnalités de la place notamment la première dame de l’Union et la gouverneure de l’île de Ngazidja.

Mais collectif propose et ministère dispose, ce dernier a, par ordonnance N°05/20 du 03/10/2020, assigné au collectif en audience. Les raisons ? Le ministre annonce que cet évènement n’était pas autorisé. Joint au téléphone, le ministre Moindjié Mohamed Moussa dit que son département n’a pas été associé alors que, toujours selon lui, « tout évènement relatif à l’éducation doit passer par le ministère de l’éducation nationale. Ce qui n’a pas été fait avec cette activité de sensibilisation ».   

De l’autre côté, la coordinatrice du collectif Scol’Action regrette que leur activité soit interdite par la justice. « Les huissiers qui étaient venus au foyer des Femmes nous ont signifié que notre activité de sensibilisation ne pouvait pas avoir lieu car contraire à la loi d’orientation du ministère. Et nous leur avons signifié que la loi dite d’orientation n’est pas encore une loi car pas encore votée ni adoptée », explique Farachat Said Ali dans un entretien téléphonique. 

Cette dernière, estimant que cette activité devant réunir des parents d’élèves n’a rien d’illégal du moment où c’est basé sur le programme de l’enseignement aux Comores. « Notre mission à travers cet évènement c’est de sensibiliser les parents à inscrire les enfants dans les écoles maternelles au lieu de rester à la maison et surtout qu’à trois ans, un enfant est capable d’apprendre », déclare-t-elle.

Dans le fond, le Collectif, et sans la remettre en cause, se questionne sur ce qui est de cette fameuse loi d’orientation qui n’a qu’un seul but : « la fermeture des écoles préscolaires » et « privilégier les écoles coraniques ». Y-aurait-il d’autre motivations cachées ?  

A.O Yazid

 


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