C’est à Ngamarumbo dans le village de Hoani que la journée mondiale des toilettes a été célébrée vendredi dernier par l'ONG Maesha. Un événement annuel célébré chaque 19 novembre. La journée avait mis l'accent sur l'importance de l'assainissement et défend l'accès à la propreté et la sécurité des toilettes pour tous.
L'ONG Maecha a célébré la journée mondiale des toilettes à Mohéli dans le village de Hoani, plus précisément dans le quartier de Nguamarumbo. Créée en 2001 par l'organisation mondiale des toilettes, cette journée est consacrée à attirer l'attention sur la crise mondiale de l'assainissement. L'accent a été mis ce vendredi sur l'importance de l'utilisation des latrines modernes notamment les latrines à chasse manuelle. « Le choix de ces latrines est simple. D'abord elles coûtent moins chères, soit 5000 fc la pièce, mais aussi elles gaspillent moins d'eau pour la chasse. Ce qui est économique pour l'homme étant donné que les factures d'eau sont de plus en plus salées » souligne Alimo Mohamed, le responsable du programme de d'assainissement à Maecha.
Les statistiques des Nations-Unies, publiées par l'ONG Maecha lors de cette célébration montrent qu'au total 3,6 milliards d'hommes, presque la moitié de la population mondiale n'utilisent pas des latrines modernes. « Au Comores, 66% de la population vivent dans des foyers où les latrines ne sont pas en bonne état », apprend-t-on. Sur le territoire national, selon les organisateurs de cette journée, 7 enfants de moins de 5 ans meurent chaque année à cause des maladies fécales, où liées à des mauvaises conditions d'hygiène.
Depuis juin 2016 jusqu'à cette année, l'ONG Maeecha en collaboration avec l'UNICEF, ont créé un système de marketing d’assainissement pour améliorer la qualité des latrines dans les ménages. « L'ONG Maeecha a formé 1148 maçons dans le pays sur la construction ou la pose des latrines modernes. 3000 ménages ont bénéficié des latrines à chasse manuelle. 1124 agents ont été également formés pour assurer la sensibilisation sur l’utilisation des latrines à chasse dans les communes » précise Alimo Mohamed.
À noter que l'ONG Maeecha intervient souvent dans l'apprentissage des enfants, « forme les femmes qui se trouvent dans les régions enclavées sur la manière de s'en sortir économiquement en répondant bien-sûr aux besoins de la population notamment sur la fabrication des pains et autre » explique Alimo.
Riwad
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