La liste Moroni Djidzima a tenu une conférence de presse samedi dernier pour informer l’opinion de l'envoi d'une lettre à la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) pour tenir dans les meilleurs délais les élections à la mairie de Moroni.
Dans cette lettre Djidzima appelle les instances en charge des élections à organiser dans les meilleurs délais l'installation de la Mairie de Moroni vu que la précédente a été annulée par l'arrêt n°025/CS de la cour suprême, daté du 13 mai 2020. Djidzima déplore le climat de défiance qui s'est installé entre les listes en compétition et appelle tout un chacun à la retenue pour éviter toute déstabilisation de la capitale. « Ce n’est pas le moment d’avoir un vide à la mairie de Moroni », lance Faouzia Mahamoud Soidik.
Cette dernière estime qu’il est temps que les élections se fassent pour aller vers le développement tant attendu dans la capitale. « Nous avons écrit une lettre à la CENI avec copie au ministère en charge des élections, la Cour Suprême et le secrétariat général du gouvernement pour la tenue des élections. Mais depuis, on n’a pas eu de réponse », poursuit-elle.
Concernant les querelles qui opposent la liste Moroni Emergent et Moroni pour Tous, la liste Moroni Djidzima regrette qu’une telle situation se pérennise dans la capitale. Elle appelle ces derniers à l’apaisement et de ne penser qu’à l’intérêt général de la ville. « La liste Djidzima s'est dit ouverte à toutes discussions tout en gardant son autonomie. Nous devons tous nous unir pour aller de l’avant ». Sur la lettre du premier président de la cour suprême à l'attention des maires, Djidzima déclare qu'elle n'a aucune incidence sur leur démarche car elle vise les maires déjà investis, ce qui n'est pas le cas de Moroni.
Ibnou M. Abdou
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