Depuis quelques temps, une tension oppose la ville de Koimbani et la société nationale de l’électricité (SONELEC). Une crise qui prive une grande partie de cette région de la distribution de l’électricité. Pour évaluer les travaux réalisés par la SONELEC, le ministre en charge de l’énergie Houmed Msaidié a effectué une tournée dans le grand Nord allant de la centrale de Voidju à la mini-centrale de Mitsamiouli qui va permettre de raccorder le grand Nord à un deuxième réseau déjà mis en place.
Afin de s’imprégner de la situation suite de la tension née entre la Société Nationale de l’Electricité des Comores (SONOLEC) et la ville de Koimbani dans le Oichili, le ministre en charge de l’Energie, Houmed Msaidié a effectué une tournée allant de la centrale de Voidjou à Mbeni. Accompagné du directeur général par Intérim de la SONELEC, Moussa Djabir Salim, le ministre a constaté les travaux réalisés sur le réseau qui consistent en un raccordement allant de la mini-centrale de Mitsamiouli à Oichili en passant par le Mboinkou et le Hamahamet.
A la fin de la tournée, Moussa Djabir Salim salue les efforts fournis par les techniciens de la société et l’accompagnement du gouvernement dans l’alimentation de l’électricité sur l’ensemble du territoire comorien. « Il est vrai que depuis le 14 mai les régions allant du Mboinkou, Hamahamet, Oichili, Dimani jusqu’à Domba connaissent des soucis d’alimentation en électricité. Un problème mal vécue par la ville de Koimbani et ses périphériques », explique le directeur général de la SONELEC qui précise que « le chef lieu du Oichili était devenu le centre de partage de l’électricité ». Ce dernier affirme qu’avec l’installation de ce réseau annexe, la SONOLEC a à sa portée une manière de contourner les tensions entre Koimbani et la société à cause d’un IACM (Interrupteur Aérien à Commande Manuelle) qui voulait être posé pour faciliter les charges des groupes électrogènes.
Pour sa part, le ministre en charge de l’énergie se questionne sur la volonté de la localité à vouloir à tout prix empêcher la plantation de cet IACM. « De Voidjou jusqu’à Mbeni, nous avons vu plus de 20 IACM et deux seulement ont été à l’origine de conflits mais c’est réglé depuis car les localités ont compris leur importance. Comment cela se fait que c’est en un seul endroit qu’on l’interdit ? », s’interroge Houmed Msaidié en affirmant que « les IACM sont importants et non l’inverse ». Revenant sur le cas de Koimbani, Houmed Msaidié exige que les dégâts causés soient réparés. « C’est un bien commun qui, en plus d’être saccagé a mis à mal toute une région car toutes ces localités ont subi les conséquences de cette attitude », rappelle-t-il.
Evoquant la fourniture régulière de l’électricité, les deux responsables admettent que tous les moyens sont mis à disposition pour que tous les groupes soient opérationnels. « Actuellement, nous sommes à trois groupes qui fonctionnent normalement à la centrale de Voidjou et un quatrième en réparation », lance le directeur général de la société qui laisse entendre que d’autres pièces ont été commandées pour réviser d’autres groupes. « Notre souci c’est d’atteindre une capacité de 20 Mégawatts. Actuellement, nous sommes à 15, mais il faut aussi savoir qu’en 2017, nous étions à 12 Mégawatts. Si nous révisons tous nos groupes électrogènes rien qu’à Ngazidja, nous pouvons atteindre notre objectif », rassure Moussa Djabir Salim.
A préciser qu’au début de sa mandature, la Président Azali Assoumani s’était fixé comme objectif la fourniture en 24H/ 24 de l’électricité. Un objectif qui n’a jamais été atteint à ce jour. Bien que dans certaines régions le courant est fréquent des délestages récurrents sont constatés dans d’autres.
A.O Yazid
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