Le Rotary Club de Moroni a tenu une conférence de presse le samedi 22 février à Moroni pour une sensibilisation sur la paix et la cohésion sociale. Animée par Abdourahim Said Bacar, elle portait sur la résolution des conflits.
« La paix et résolution des conflits », tel était le thème abordé lors de cette conférence de presse animée par l'ancien ministre Dr Abdouroihim Said Bakar et Chamssoudine Said, président des jeunes leaders de la paix. Comme chaque mois, le Rotary Club aborde un sujet afin de sensibiliser et renforcer la paix et la cohésion sociale dans le pays. Et cette fois, elle portait sur « la paix et résolution des conflits ». Un thème qui tournait autour des conflits sociaux comme les tensions politiques, les conflits des communes, inter-villageois et les violences dans les stades pour ne citer que cela.
« Il est vrai que nous vivons dans un climat paisible et calme. Mais il y a trop de tensions et des conflits communaux et inter-villageois. Donc, la paix commence à se fragiliser. Dieu merci aucune confrontation dangereuse n’a eu lieu, déclare Abdourahim Said Bacar. Il est temps que tout le monde prenne conscience de la situation, pour préserver et cimenter la paix dans le pays ».
L’ancien ministre de l’éducation nationale montre que le pays a vécu beaucoup de tensions politiques. D'ailleurs, il a tenu féliciter les partis politiques pour la preuve de responsabilité qu’ils ont fait. « Il est temps de s’unir et chercher des solution sur les conflits communautaires et inter-villageois. Et la contribution de tout un chacun est nécessaire », exhorte-t-il. L'ancien secrétaire général de l’exécutif de Ngazidja et membre de Rotary club de Moroni montre qu’aucun développement ne peut se faire sans la paix.
L’ancien ministre a saisi l’occasion de rebondir sur la vie difficile qui touche la population et surtout le chômage des jeunes diplômés. « Les jeunes qui sont formés ici et à l'extérieur, n'obtiennent pas d’emploi. Et c'est une bombe à retardement pour l'avenir. Cette situation doit être analysée afin d'éviter le pire », avance-t-il. Il appelle aussi à renforcer l'éducation civique, tout en recommandant de valoriser la culture comorienne.
Nassuf Ben Amad
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