La Gazette

des Comores

La paix et la stabilité, des questions qui préoccupent la COI

La paix et la stabilité, des questions qui préoccupent la COI © : HZK-LGDC

La Commission de l’océan Indien (COI) a lancé les premières activités du projet Gouvernance, Paix et Stabilité en Indianocéanie (GPS). Ce projet vise le renforcement des institutions démocratiques, la consolidation de l’état de droit et la dynamisation de la participation citoyenne en faveur de la paix au sein des États membres de la COI.


Le jeudi 22 septembre dernier, la Commission de l'océan Indien (COI) s'était réunie à Antananarivo (Madagascar) pour le lancement du projet régional basé sur la gouvernance, paix et stabilité. Ce projet, financé par l’Agence française de développement, vise le renforcement des institutions démocratiques, la consolidation de l’état de droit et la dynamisation de la participation citoyenne en faveur de la paix au sein des États membres de la COI. La cérémonie de lancement officiel était l’occasion de présenter les premières activités qui démarrent. Elles se caractérisent par leur diversité tant dans le contenu que dans les publics visés. Les Comores sont représentés dans cette cérémonie par le directeur général de la coopération internationale et OPL auprès de la COI, Imam Abdillah avec une forte délégation multisectorielle pour concevoir des stratégies de lutte contre les actes qui menacent la paix dans la région.

 

Les premières actions du projet GPS ciblent les parlementaires, les institutions démocratiques, les organismes de gestion des élections (OGE) et de la société civile ou encore les professionnels de médias et les citoyens. Concrètement, le projet déroulera sur les prochaines semaines sur un atelier d’échanges sur les stratégies de communication et de sensibilisation des OGE dont la Commission électorale nationale indépendante de Madagascar, la formation des professionnels de médias malagasy à la couverture de processus électoraux et de médias seychellois à la couverture parlementaire et des institutions démocratiques, la création d’un réseau régional des Organes de gestion des élections, un séminaire régional de réflexion sur la paix et la prévention des crises, un séminaire régional pour la redynamisation de l’Association des Parlementaires des États membres de la COI.

 

Le démarrage des activités renforce l’engagement de la COI à porter la voix des Etats membres pour construire un authentique espace de paix et de faire de l’Indianocéanie un espace résilient. « Ce premier projet dans l’histoire de la COI en faveur de la Gouvernance, de la paix et de la stabilité est ambitieux et doit répondre à l’aspiration commune d’un vivre-ensemble harmonieux et d’une paix durable », résume ainsi le Secrétaire général de la COI, Pr. Vêlayoudom Marimoutou. Et de détailler : « La COI et ses Etats membres pourront, à travers le projet GPS, aller au-delà d’actions Adhoc en prévision d’échéances électorales ou en réponse à des turbulences. Il permettra d’élaborer des mécanismes de prévention et de médiation ; de renforcer les capacités institutionnelles et fonctionnelles de la COI, des institutions nationales dont les organismes de gestion des élections et des acteurs non-étatiques comme les médias ; de mieux impliquer les populations dans la vie publique, notamment les femmes et les jeunes ; ou encore de redonner du souffle à la diplomatie parlementaire à travers l’Association des parlementaires des pays membres de la COI car les élus de nos pays ont une légitimité démocratique incontestable pour promouvoir la paix, contribuer au renforcement de la gouvernance, entreprendre des médiations et aussi participer aux actions de la COI pour la résilience et le développement de la région ».

 

 

Ce projet est une préoccupation gouvernementale dans la mesure où le même jour (22 septembre), le président de la république Azali Assoumani a beaucoup insisté sur la préservation de la paix, dans son allocution à la 77ème Assemblée Générale des Nations Unies. « Mon Gouvernement s’associe à toutes les initiatives régionales et mondiales pour mener un combat, sans merci, contre ces actes barbares qui sont une menace majeure pour la sécurité des biens et des personnes. C’est pour cette raison que j’ai toujours accordé une grande importance à la dimension sécuritaire dans notre action géostratégique, notamment dans la zone du Canal du Mozambique et de la région du Sud-ouest de l’Océan Indien », avait-t-il annoncé.

Kamal Gamal

 


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