Dans le cadre du Plan de développement intérimaire (2020-2024) initié par le gouvernement, il est demandé de promouvoir un système agricole durable, intégrant la résilience des communautés rurales et qui s’appuie sur des unités de transformation des produits agricoles suivant des chaines de valeur. Il s’agit de la création d’exploitations agricoles modèles portées par plusieurs exploitants.
C’est dans ce cadre que s’est tenu hier mercredi au ministère de l’Agriculture une réunion de travail préparatoire pour la mise en place de fermes agricoles modernes pilotes à Sangani dans la zone du Centre Rural de Développement Économique (CRDE) de Hamalingo Diboini. La rencontre a vu la participation des maires, des chefs de villages, des préfets, des membres de l’État major ainsi que des techniciens du ministère de l’Agriculture.
Il s’agissait de présenter aux participants la stratégie retenue de mise en œuvre de la ferme durable de Sangani. L’objectif global étant de contribuer à l’augmentation des revenus et à la réduction de la pauvreté de la population rurale. Et ce en promouvant l’entreprenariat agricole des jeunes, leur permettre d’avoir un revenu suffisant et de diversifier, intensifier et valoriser les produits agricoles locaux et les produits d’élevage.
Les bénéficiaires potentiels seront des Jeunes entrepreneurs nationaux de 25 à 40 ans, les femmes ruraux, les coopératives Agricoles et le CRDE. Il s’agira d’aménagement de 164,72 ha des périmètres maraîchers, vivriers et autres avec une délimitation de 53 fermes durables de (1,5 ha par ferme) couvrant 75 ha pour les jeunes fermiers qui seront sélectionnés.
Un certain nombre de contraintes ont été soulevées comme le problème foncier dû à l’appropriation des parcelles par des exploitants à faible productivité, les feux de brousse, l’absence d’implication effective des autorités sur la question foncière, l’insuffisance en eau d’irrigation et enfin l’indisponibilité d’intrants agricoles au niveau national.
Les participants ont salué cette initiative et tout le monde s’est accordé pour dire que les terrains font partie du domaine de l’État même si l’on reconnait que sur le plan géographique les zones se situent dans diverses localités. Il a été convenu que les maires et les chefs de villages se réuniront rapidement pour trouver une solution quand à l'occupation de ces parcelles, une autre réunion de sensibilisation aura au ministère avec les maires et les responsables des villages.
Rappelons que pour l’heure, ces activités sont appuyées par le projet de « Renforcement des capacités d’adaptation et de résilience du secteur agricole aux changements climatiques » dans son volet de renforcement des acquis. Les partenaires sont le Fonds pour l’Environnement Mondial (Fem) et le Programme des Nations-Unies pour le Développement (Pnud).
Il est à espérer que les jeunes saisiront cette opportunité pour apporter du sang neuf dans le secteur agricole. Il faut en effet noter que l’offre qui a été présentée est alléchante à tel point qu’un participant se demander, si ce n’était pas de l’assistanat. Il a été répondu que les critères avancés pour le recrutement des jeunes constituent une garantie. On ne peut manquer de constater que de plus en plus de jeunes se tournent vers le secteur agricole gage d’un vrai dynamisme pour l’avenir.
Mmagaza
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