La Gazette

des Comores

La protection de l'environnement en débat entre jeunes

La protection de l'environnement en débat entre jeunes © : HZK-LGDC

C'est dans le cadre de la journée de la Francophonie qui se tient le 20 mars prochain que des étudiants des différents centres universitaires de l'Université ont eu à débattre autour d'un thème d'actualité à savoir la protection de l'environnement. Ce concours d'art oratoire national a été un moment de partage d'idées entre ces jeunes et un moyen de les pousser à parler du sujet. Après maintes confrontations entre différentes équipes, c'est l'équipe de l'IUT qui ira représenter les Comores à Antananarivo en marge du concours régional. 


A l'occasion de la journée de la Francophonie du 20 mars, l'Agence universitaire de la francophonie (AUF) de l'Océan Indien et l'Université des Comores (UDC) par le biais de l'Institut Universitaire de Technologie (IUT) ont organisé la sixième édition du tournoi interuniversitaire de débats en français. Autour de la grande thématique « des mots face aux maux de l'environnement », des sous-thématiques tirées au hasard ont été abordées.

 

Devant un jury, deux équipes de trois jeunes étudiants débattent autour d'un sujet en défendant, l'une le pour, et l'autre le contre. Avec 120 secondes pour s'argumenter en avançant des exemples pour chaque candidat, l'équipe avait droit à six minutes soit pour défendre ou contrarier et d'arriver à la fin à une conclusion pour chaque équipe et une série de question-réponse des jurys. 

 

Dire que tout le monde est responsable, que chaque individu doit assumer ses responsabilités pour le développement et la protection de l'environnement, tel a fait l'objet des différents débats. Avant la finale qui a opposé à l'Institut universitaire de technologie (IUT) à l'École de médecine et de santé publique (EMSP) dont le vainqueur va représenter le pays au tournoi régional à Madagascar le 20 mars prochain, les candidats ont insisté sur l'état d'esprit de chaque individu, de responsabilités individuelles et de responsabilités industrielles pour sauver et protéger la planète qui de jour en jour connaît une dégradation linéaire.

 

Les uns et les autres défendent et/ou attaquent la limite des naissances, l'interdiction à l'utilisation des insecticides, le bannissement ou la réglementation du commerce des espèces rares, accusent les pays du Nord d'être les principaux acteurs de cette crise environnementale, encore plus la responsabilité des industries au détriment des efforts individuels et montrent que protéger les espèces menacées est plus urgent que la réduction de la pauvreté. 

 

Membre du jury à cet événement, Said Mohamed Mchangama reconnait un énorme potentiel qui n'est malheureusement pas avantagé à cause du manque de travail et de débats. Reconnaissant le travail des uns, la négligence et le manque d'analyse des autres, le président de la Fédération comorienne des consommateurs (Fcc) admet qu'il manquait à l'ensemble des participants « des données de référence ». « C’est encourageant et ce malgré le manque de coaching dans ce domaine. J'ai vu des jeunes engagés que s'ils étaient dans d'autres pays, arriveraient à faire quelque chose d'important », confie-t-il.

 

Pour la finale qui aura lieu à Madagascar le 20 mars, Mchangama se montre très réservé et estime que tous les ingrédients doivent être réunis, coacher les jeunes, les préparer pour que « dans deux ou trois ans on soit en mesure d'arriver à un très bon niveau ». Sur le format de réponse, Mchangama réitère le manque d'engagement et de préparation mais affirme en revanche que dans la globalité, « c'est osé pour les jeunes ». Capitaine de l'équipe gagnante de l'IUT, au côté de Raïcha Amada Elamine étudiante en licence 1 de génie informatique, et Housnat Said Mzé, en licence 2 de gestion des entreprises et administration, Chamsoudine Said Assoumani, étudiant en licence 1 de génie informatique laisse éclater sa joie. Conscient depuis le début de la difficulté, il ne manque pas de rappeler qu'à un moyen il devait faire face à un sujet qui est « contre l'éthique humaine » mais qu'ils se contentaient de se justifier avec des arguments « pour gagner ».

 

Avec si peu de temps de préparation, la prestation de ces jeunes prouve le potentiel qu'a le pays comme le dit Said Mohamed Mchangama. De l'expérience apprise, c'est tout ce que ces jeunes peuvent retenir.

 

A.O Yazid

 

 


Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.