Après 3 mois de fermeture pour des raisons de stratégie de gestion, la pêche aux poulpes à Ntakoudja Mbatsé vient d’être ouverte mercredi dernier. La population tout âge et sexe confondu s’est lancée la pêche de ces mollusques très sollicités en ce moment de pénurie de poissons à Mohéli.
Suite à des essais techniques réussis à Ouallah-II, Ndrodroni et Miremani sur la conservation des poulpes, certains villages de Mohéli leur ont emboîté le pas. Il s’agit d’une expérience de repos biologique pour une meilleure gestion des poulpes. C’est une stratégie initiée par le Parc National de Mohéli (PNM) dans des villages pilotes, et qui est progressivement adoptée par d’autres localités de l’île.
Par la suite, certains villages comme Ndrondroni et Hamavuna ont eu à signer un pacte de cogestion de l’espèce avec le PNM en collaboration avec le projet SWIOFISH. C’est dans ce contexte que le village de Ntakudja, après beaucoup de réunions, des échanges et discussions, a sollicité de négocier et signer des accords de cogestion des ressources marines et côtières impliquant le repos biologique des poulpes. Et pendant trois mois depuis juillet, la pêche aux pieuvres a été strictement interdite dans cette zone.
C’était aux environs de 10h du matin de ce mercredi, que la pêche aux poulpes a été ouverte dans l’euphorie de la communauté villageoise. Plus de 50 personnes de toutes les catégories d'âge, hommes et femmes se sont lancés pour cette première journée de reprise d’une activité génératrice de revenus en vogue.
Plus de 1000 poulpes pesant jusqu’à 4 kilos chacun ont été pêchés en cette seule journée de réouverture. Un bilan jugé très satisfaisant par les experts. « Cette initiative vise à renforcer davantage la production des poulpes, afin d’éviter l'épuisement des ressources halieutiques à Mohéli » explique Mohamed Mindhiri Tsira, expert du PNUD en appui au PNM.
C'est un exemple à suivre dans le reste des villages de l'île puisqu’à Mohéli il est très rare et pas facile d’interdire à la population, l'accès en mer. De cette expérience, les habitants de la localité de Ntakoudja ont compris l'importance du repos biologique des poulpes. L'interdiction temporaire aux habitants à la pêche aux pieuvres permet aux ressources halieutiques de se reposer des pressions anthropiques, ce qui favorise l’intensification de la production » explique un pêcheur de la place.
Riwad
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