La rivière de Gnombeni est l'une des plus fréquentées à Mohéli. Certains y viennent de Djando et de Fomboni pour la lessive, d'autres pour le lavage des voitures ou se baigner tout simplement. Cependant des ordures de toute sorte abondent sur cette rivière. Un phénomène qui impacte l’environnement marin mais surtout la santé de la population.
Située à proximité de la ville de Djoiezi, la rivière de Gnombeni est l'une des sources d'eau courantes les plus fréquentées de l'île. Chaque matin les habitants venant des localités environnantes, notamment de Djando à Fomboni en passant par Bangoma et Bandar es Salam. Ils viennent pour la lessive qui se fait de manière traditionnelle avec aisance ou pour d’autres besoins quotidiens.
« Les weekends on ne trouve pas un endroit ici pour se laver tranquillement, cette rivière est remplie de monde surtout les dimanches où la plupart des gens en profitent pour se défouler un peu » témoigne un citoyen de Djoiezi.
Cependant cette fréquentation massive n'est pas sans conséquences. Des vêtements usés ainsi que des papiers de lingeries, et même des couches y sont déversés chaque jour. À cela s’ajoute des objets en plastique tel que des sachets, des cannettes de boisson, des boites d'eau de javel et de récipients de jus mais aussi des boites de conserve et autres s’amoncèlent le long de cette source de vie. Une rivière devenue une poubelle, mais heureusement le système de captage d’eau est installé en amont. « La rivière de Gnombeni est considérée par bon nombre de riverains comme une poubelle où, ils se permettent de tout jeter » regrette Nassurdine Hamadi président de l'association des jeunes qui se charge de la propreté de cette rivière.
Malgré les efforts fournis par les membres de la fédération des associations de Djoiezi pour le développement (FADD) sur la propreté de cette rivière, Gnombeni ressemble à une poubelle. « Par manque de matériel approprié, on n’arrive pas à y assurer la propreté pendant des mois » reconnaît Nassurdine avant de formuler ses suggestions. « Les usagers de cette rivière doivent s’organiser pour leur propre sécurité sanitaire car aucune ONG, ni la mairie ne nous accompagne dans ce défi ».
Ce phénomène doit interpeller tout le monde et en particulier les responsables environnementaux car l'environnement marin est gravement menacé. En effet ces déchets sont transportés jusqu'à la mer pendant les périodes pluvieuses. Par conséquent, ils asphyxient les coraux, et détruisent les ressources halieutiques. Il est temps de trouver une solution pérenne à cette problématique.
Riwad
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