Les activités de la culture du riz à Ndrondroni dans la région de Mlédjélé sont presque à l’arrêt depuis quelques années. Sur 12 parcelles où était cultivé le riz par l'association Flera djema de Ndrondroni depuis quelques passées, seulement moins de 5 sont en activité à présent. Sans un appui technique et financier, cette riziculture tant prometteuse risque d’être complètement abandonnée. Ce qui constituerait une énorme perte pour le pays étant donné que la demande de riz locale est en forte croissance.
50 personnes tous des membres de la coopérative Flera djema de Ndrondroni, dont en majorité des femmes, travaillaient avec détermination sur des méthodes traditionnelles pour nourrir les habitants de l'île. De 2015 à 2021, soit 6 ans durant, près de 12 parcelles de 9 hectares étaient cultivées chaque année avec des différentes variétés de riz pour produire au total 30 à 40 tonnes de riz tous les trois mois.
Cependant ces deux dernières années, ces femmes n'arrivent plus à produire suffisamment alors que ce grain blanc constitue l’aliment de base dans le pays. Le manque de matériel agricole tel que des tracteurs, herse niveleuse, décortiqueuse adaptée mais aussi la présence massive d’oiseaux constitue un obstacle pour les productrices de riz à Ndrondroni. « Actuellement nous sommes à l’arrêt temporaire d’activité car c’est un travail qui nécessite plus d'énergie mécanique. Or nous sommes des femmes, nous prenons de l'âge et notre état physique se dégrade. On ne peut plus travailler comme avant. Ce très triste de rester sans rien faire mais que faire alors que la situation ne nous le permet pas ? » regrette une femme de la coopérative Flera djema de Ndrondroni.
Malgré cette situation, une poignée de personnes continue néanmoins à travailler pour subvenir à leurs petits besoins de tous les jours. 5 parcelles seulement sont en activité pour produire moins de 15 tonnes de riz par trimestre. Cela fait plus de 10 ans que la coopérative Flera djema de Ndrondroni travaille dans cette rizière mais, selon ces femmes, elles n'ont jamais bénéficié d'une aide sérieuse pour intensifier leur production.
En 2021 le chef de l'État Azali Assoumani leur a octroyé une décortiqueuse mais cette machine n'a jamais fonctionné faute d'énergie électrique. « Nous sollicitons auprès du gouvernement ainsi que des bailleurs un tracteur, une lisseuse, des herses afin d'améliorer notre production… » lance l’une de ces agricultrices. « Au lieu de continuer à importer du riz, il serait mieux de se serrer les coudes et d'encourager de telles initiatives » a-t-elle suggéré.
Riwad
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