Le directeur général de l’Environnement M. Elamine Youssouf Mbechezi, a présidé un atelier relatif à un projet visant à renforcer la résilience des populations littorales face aux défis sociétaux et aux risques climatiques en restaurant et préservant les écosystèmes côtiers, dans les pays de la Commission de l’Océan Indien (COI).
Ce projet dénommé : “Résilience des Écosystèmes Côtiers du Sud-Ouest de l’Océan Indien” (RECOS) cofinancé par l’Agence Française de Développement (AFD) et le Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM), s’inscrit dans le cadre du domaine d’intervention 4 de la COI, “Environnement durable et changement climatique”. Il est reconnu que les services rendus par les écosystèmes côtiers ont trait aux services de régulation, tels que la réduction de l’érosion costale, la diminution de l’impact de la houle des vagues, de protection offerts par les récifs coralliens sur les traits littoraux, d’approvisionnement, notamment par la production d’eau et de nourriture, de support, comme la formation des sols et culturels, à travers les lieux de loisirs ou d’inspiration artistique.
Si les écosystèmes côtiers des pays du Sud-ouest de l’Océan Indien de la COI sont remarquables ils sont aussi très vulnérables. Ce sont des zones majeures pour la plupart des pays où se concentrent les populations, ils subissent en effet des perturbations d’ordre physique en raison d’évènements climatiques extrêmes dont l’intensité et la probabilité d’occurrence s’accroissent avec les effets du changement climatique et des perturbations d’ordre anthropique. Dans ce contexte l’objectif global du projet est de renforcer la résilience des populations littorales face aux effets du changement climatique en restaurant les services rendus par les écosystèmes côtiers en renforcer la gouvernance régionale et nationale des écosystèmes côtiers et marins et en mettant en œuvre des chantiers innovants, variés et réplicables de restauration et d’exploitation durable d’écosystèmes côtiers et marins en s’appuyant sur des groupes de travail scientifique.
Trois des quatre composantes concernent, entre autres, le renforcement du suivi et de la gestion des écosystèmes côtiers à l’échelle régionale et nationale, et échanges d’expériences, le renforcement de la gouvernance régionale et nationale des écosystèmes côtiers et marins, le soutien aux comités nationaux de gestion intégrée de la zone côtière (GIZC), les réseaux nationaux d’aires marines protégées ainsi qu’un programme d’échanges d’expériences sur la gestion des écosystèmes côtiers. La coopération scientifique régionale et la mise en œuvre de projets de restauration et de soutien à des filières d’exploitation durable des écosystèmes côtiers sera recherchée ainsi que le renforcement de la coopération scientifique régionale sur la restauration des écosystèmes côtiers, la mise en œuvre de projets pilotes et l’appel à projets en lien avec les actions locales de restauration et de gestion des écosystèmes côtiers. Enfin, la communication, la sensibilisation, la capitalisation et la valorisation des bonnes pratiques seront développées.
Et comme le disait le coordinateur régional Christophe Legrand dans une interview : «Notre capacité à adresser le changement climatique dépend donc en grande partie de notre habilité à préserver ces écosystèmes. De nombreux composants des écosystèmes côtiers assurent une protection importante des côtes. Ce faisant, ils contribuent significativement à la résilience des écosystèmes et des populations côtières. C’est le cas des mangroves, par exemple.»
Mmagaza
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