Pour dire non à la hausse tarifaire des documents d'état civil, le collectif des associations des jeunes de la société civile vont mener une autre stratégie jusqu'à obtenir gain de cause. Ils vont reprendre le bâton du pèlerin en conscientisant la population, des villes et villages sur comment défendre leurs intérêts.
Après l’interdiction de la marche pacifique contre la hausse des tarifs des documents d'état civil, le collectif des associations regroupant Ngo'shawo, Réseau National des Jeunes Leaders pour la Paix (RHJLP), Réseau National des Jeunes en Population et Développement AfriYan Comoros et Lamha ont animé une conférence de presse pour exprimer leur mécontentement. Vent débout, ces jeunes ne comptent pas baisser les bras. C'est à travers une sensibilisation de masse de la population qu'ils vont mener leur combat. « Nous ne pouvons plus nous taire. Nous avons cherché à manifester pacifiquement notre mécontentement. Hélas, on nous a aussi refusé cela. Nous allons faire la sensibilisation dans nos villes et villages pour expliquer à la population comment réclamer leur droit », souligne Djabhana Said Ibrahim, la présidente de Ngo'shawo.
Après le refus catégorique des maires d'appliquer l'arrêté du ministre des finances, la note a été suspendue mais reste encore en étude. Ce qui veut dire que tôt ou tard, on va encore saigner la population. « On ne peut pas attendre que le pire arrive. En tant que société civile, notre devoir est de conscientiser les gens. Et nous espérons que le gouvernement va tenir compte de nos cri d’alarme car tout ce qui nous faisons c'est pour eux également », explique Chamsoudine Said Mhadji, laissant entendre que si le gouvernement remet en vigueur l'arrêté, le peuple se révoltera pour dire non.
Tout comme ses confrères, Sultane Abdourahim Cheikh déplore cette attitude du gouvernement et montre que ce qui se passe aujourd'hui doit être la préoccupation de tout un chacun. « Aujourd'hui, même le nouveau né est taxé, le mort doit aussi payer une somme exorbitante, ce n'est pas normal. On nous a fait comprendre que le prix des imprimés est revu à la hausse auprès de leur fournisseur. Dans ce cas, le gouvernement n'a qu'à regarder ailleurs. Certainement il y aura des appels d'offres. Leur justification ne tient pas debout », cogne-t-il.
Pour rappel, ce jeune avait demandé une autorisation à la préfecture du centre pour une marche pacifique jeudi 25 février dernier dans l’objectif de manifester leur mécontentement suite à la publication de l'arrêté sur la hausse des actes d’état civil. « Nous savions dès le départ leur réponse. Mais dire que la marche ne peut pas se faire pour des raisons sanitaires alors qu'on a donné des consignes, ce n'est pas justifiable. Nous allons toujours faire dans les normes mais nous n'accepterons jamais de payer 5000 FC pour un certificat de résidence », conclut-il.
Andjouza Abouheir
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