La Gazette

des Comores

La SONEDE accuse une utilisation abusive de l’eau

La SONEDE accuse une utilisation abusive de l’eau © : HZK-LGDC

Depuis quelques temps, les clients de la société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (SONEDE) crie à une arnaque face à une hausse du prix du mètre-cube (M3) d’eau. Une situation qui n’a pas laissé l’administration de la société indifférente. Face à cela, le conseiller technique Ahmed Ali fait savoir que « le prix du m3 n’a pas augmenté ».


L’administration de la SONEDE monte au créneau face aux indignations de leurs clients. Conseiller technique au sein de la société, Ahmed Ali rappelle que le prix n’a pas augmenté. Ce dernier précise que pendant plus de 42 ans, ce prix de 242 francs n’a jamais été révisé malgré le cout des accessoires et autres outils indispensables au réseau. « Il y a des tarifs qui n’ont jamais été appliqués bien qu’ils soient fixés depuis longtemps. Et actuellement, vu notre autonomie de gestion budgétaire, nous sommes obligés de les appliquer », explique-t-il en rappelant que « les 500 francs en question sont taxés aux clients ayant atteint les 20 m3 et qu’en général, ce sont les industrielles et les établissements commerciaux ».

Ahmed Ali revient sur cette taxe et précise qu’après enquête, la société a remarqué que parmi les 8000 clients de la SONEDE, une centaine atteint les 20 M3. « Comme nous avons du mal à alimenter nos clients à cause du gaspillage, nous avons senti l’obligation d’appliquer cette mesure pour dissuader la consommation abusive de l’eau », martèle le conseiller technique. Selon lui, l’utilisation contrôlée va permettre aux clients d’être en mesure de payer leurs factures dans les temps.

En plus de cela, la SONEDE veut ajuster le prix et l’harmoniser dans toutes les régions de l’archipel car dans les îles et les régions « le prix varie et pourtant nous devons avoir un prix stable pour tout le monde ». « Une loi sera adopté pour fixer ce prix. Naturellement, il y a des zones où cela va augmenter et d’autres où ça va baisser. Et nous voulons le fixer à 500 francs le m3 », revient-il en soulignant qu’il s’agit d’une stratégie pour équilibrer la situation. Ahmed Ali ne se résume pas à ces détails. Pour convaincre l’opinion, ce dernier précise que « la SONEDE vend moins chère que tous les autres ». « Nous vendons le litre à 1 franc pendant que dans le commerce le litre est vendu à 400 et 500 francs », explique-t-il en rappelant que le prix de la société est « un prix social ». Tenir une gestion parfaite de la société est le souhait de l’administration.

De la manière à communiquer auprès des clients, le chargé de communication, Moustakim Ibrahim dit qu’il a été question de préserver une stabilité sociale. Ce dernier estime que « mettre en application cette mesure était la meilleure stratégie pour diminuer le gaspillage ». « Nous rappelons que cette mesure a toujours existé mais elle vient juste d’être remise en application. Pour ne pas impacter sur nos clients, nous avons jugé nécessaire de l’appliquer avant la campagne de communication », dit-il.

Le chargé de communication rappelle que le prix du m3 n’a pas flambé de 220 à 500 francs comme on le dit mais « il faut savoir que nous avons deux tranches sociales, les commerces et les domestiques ». « Plus de 95% de nos clients sont des clients domestiques qui payent à 220 francs le m3 mais quiconque dépasse les 20 m3 ne peut pas bénéficier du tarif domestique car son usage en eau atteint un autre palier », explique-t-il. Moustakim s’indigne qu’une famille utilise jusqu’à 20 000 litres (20 M3) d’eau. Pour lui, cette quantité est un peu exagérée.

A.O Yazid

 


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