Dans une note adressée aux chefs de départements de la société nationale d’électricité des Comores (Sonelec), il est demandé à ces derniers d’informer les agents en contrat à l’essai qu’à compter du 5 janvier 2021 ils ne font plus partie de l’effectif de la société.
Le patron de la société nationale d'électricité des Comores (Sonelec) Soilihi Mohamed Djounaid a décidé de mettre fin aux contrats à l’essai des agents de la société publique. Selon la direction générale, cette décision rentre dans le cadre de la réorganisation et de la restructuration de la société. « On a renouvelé plusieurs fois leur contrat à l’essai. Mais on n'a pas eu des motivations ni mention de leurs chefs de département. Cela témoigne quelque chose d'anormal. C'est pour cela que le directeur général m'a demandé de faire cette note et l’adresser aux chefs des départements. Car c'est à eux de les informer », se justifie Aimana Abdallah, la directrice des ressources humaines.
Selon elle, c’est une question de temps pour que le directeur général puisse évaluer, inspecter et identifier ces agents avec les chefs de département et prendre une décision. « Une fois que tout cela sera fait, il y a ceux qui seront réintégrés et ceux qui seront mis à la porte. Tout dépendra de leur potentiel, précise-t-elle. D'ailleurs, ceux qui travaillent dans les centrales et les agents de sécurité vont rester. Après plusieurs concertation avec le directeur, il m'a accordé cela car leur chef de département donne toujours ses motivations et leur nécessité ».
En pleine crise, ce geste semble être bon administrativement mais défavorise ces agents. Un des contractuels affiche sa désolation tout en respectant la décision de la société. « C'est toujours difficile d'être mis à la porte. Mais j'accepte leur décision en espérant qu'ils vont nous réintégrer », souligne-t-il, avant d’ajouter que « toutefois, j'aimerais bien que Soilihi Mohamed Djounaid continue à restructurer la société jusqu'au bout. Il ne faut pas qu’il se base sur les contractuels qui ont des contrats à l’essai. Mais ils doivent aller jusqu’au fond du problème ». Notre interlocuteur montre qu'il y a des gens qui prétendent être des techniciens et des ingénieurs, mais dans la réalité, rien ne le prouve. « On se connaît tous. On fait leur travail et après, ce sont eux qui obtiennent les mérites. Il est temps aussi que le directeur général vérifie tous les chefs administratifs », demande-t-il.
Nassuf Ben Amad
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