La Gazette

des Comores

La taxation controversée au port de Bangoma : Les pourparlers ont échoué

La taxation controversée au port de Bangoma : Les pourparlers ont échoué © : HZK-LGDC

Suite à la rencontre de la gouverneure de Mohéli avec les opérateurs économiques de l’île le lundi 28 octobre dernier, le directeur général de la SCP (société comorienne des ports) a fait le déplacement en urgence à Mohéli pour échanger avec les concernés. Les négociations entre les différentes parties prenantes à Bonovo, ce mardi 29 octobre, n’ont pas donné les résultats escomptés. Chacun campe sur sa position.


Après plusieurs heures de négociation à Bonovo, siège du gouvernorat, entre le directeur général de la SCP Claude Ben Ali et les opérateurs économiques de Mohéli en présence des autorités de l’île, aucune solution concrète n’a été trouvée. Le patron des ports soutient sa thèse selon laquelle les textes prévoient qu’un conteneur une fois dépoté est passible à des taxes par article et c’est le cas des conteneurs qui arrivent au port de Bangoma.

Des textes qui n’ont jamais été appliqués auparavant, selon les opérateurs économiques de Mohéli, et qui constituent une injustice à leur égard. « Comment comprendre qu’un commerçant de Ngazidja ou Ndzouani paie 165.000 Fc à la SCP pour un conteneur alors que son collègue de Mohéli doit payer presque 1 million pour le même conteneur tout simplement parce que à Mohéli, il n’y a pas de port », s’interroge Aboulhayri Abderehmane  un commerçant de l’île. « Ce n’est pas de notre faute, si nous n’avons pas de port à Mohéli », avait tempêté Mahamoud Ben. Pour ces opérateurs économiques, jamais ils ne vont accepter cette taxation qu’ils jugent injuste. Claude Ben Ali qui n’y peut rien sans l’aval de ses supérieurs hiérarchiques n’aurait qu’une proposition possible, celle d’une suspension temporaire de ces taxes par article de conteneur ce qui est rapidement rejeté par les commerçants.

Finalement, les conteneurs déjà au port de Bangoma sont récupérés sous caution en attendant un dénouement définitif de cette crise. « Nous espérons une réponse favorable sous peu sinon nous n’allons pas nous laisser faire ». Dans une lettre ouverte adressée au chef de l’Etat, il est demandé au président Azali Assoumani de donner les instructions qu’il faut aux concernés. « Pour une résolution à ce problème qui risque d’embraser l’île de Mohéli en raison des inquiétudes qu’il a entrainé ». 

Riwad


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