Pour tenter de trouver des réponses sur les violences faites aux enfants, le Centre national de documentation et de la recherche scientifique (Cndrs) a organisé une conférence débat sur les causes et les conséquences de ce fléau et tenter de trouver des solutions.
Peut-on se passer de la violence sexuelle sur mineurs ? C’est le thème abordé mercredi 26 août au Cndrs par le Docteur Aboubacar Said Salim. Le débat a vu la présence des organisations de lutte contre la violence faite aux mineurs, comme l’ONG Hifadhui, des magistrats et juristes comme l'ancien procureur général, Soilihi Mahamoud, Me Moudjahid, ainsi que la gendarmerie nationale représentée par le chef du groupement de la compagnie de Ngazidja, le lieutenant Yasser.
Cette semaine, pas moins de 2 cas de viol sont enregistrés dans les services concernés. Selon le cadi Mohamed Outhamane, les causes viennent de loin, du mariage jusqu’à l’éducation des progénitures. « Les mœurs dans le pays changent et l'influence des réseaux sociaux joue un grand rôle sur l'éducation des enfants. Les parents devraient veiller sur leurs enfants », souligne-t-il.
Même son de cloche pour l'ONG Hifadhwi qui appelle à une vigilance accrue des parents. « Des fois, en cas de viol, l'enfant est traumatisé et garde des handicaps au cours de son âge adulte », explique Rahmatou Goulam, tout en invitant la justice à prendre les mesures adéquates pour l’application stricte de la loi. Si les intervenants ont mis l’accent sur les causes et pointent du doigt le laxisme des parents, Me Moudjahid, lui, ne voit pas les choses sous cet angle.
Vent debout, il fixe son argumentation sur le violeur en question. En effet, selon lui, le coupable peut être l'oncle, l'ami, le religieux, la personne respectable qu'on vénère tant… « Changeons nos mentalités, parlons du violeur car, il est inconcevable de rejeter la faute sur les parents. N'oublions pas que nous vivons dans un monde modernisé et qu'il est impossible de veiller 24/24 sur nos enfants » tonne-t-il. Ce brillant mais aussi bruyant avocat n’a qu’un vœu : l’application des textes au lieu de perdre du temps à vouloir pondre d’autres textes, comme l’exécutif l’envisage. « La loi Fatah suffit largement pour les viols et les agressions sexuels. Nous n'avons pas besoin de changer de loi. Appliquons les textes en vigueur », réitère-t-il.
Andjouza Abouheir
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