Soibahadine Ahamada, récemment nommé Directeur Général du Laboratoire National des Travaux Publics et du Bâtiment (LNTPB), s’engage à donner un nouvel élan à cette institution stratégique. À 32 ans, le jeune cadre se distingue par son expertise dans le secteur des travaux publics, acquise au fil de plusieurs années d'expérience et de responsabilités croissantes.
Depuis son entrée au LNTPB en 2021, Soibahadine a su gravir les échelons, passant de Conseiller technique auprès du Directeur Général à Chef de service technique, puis Directeur technique, avant d’accéder au poste de Directeur Général. Titulaire de deux masters en gestion des risques et en génie civil, il a toujours démontré une passion pour l'ingénierie et la gestion de projets complexes. Aujourd’hui, sa nomination à la tête du laboratoire national marque une étape importante dans sa carrière, mais aussi pour l’institution qu’il dirige désormais.
Passionné par la gestion des risques, Soibahadine se réjouit de sa nomination et y voit une opportunité de redresser la trajectoire de l'institution. « J’ai été profondément ému par cette nomination. C’est une chance inespérée de rectifier les dysfonctionnements actuels de notre institution et de les améliorer », a-t-il confié. Plusieurs priorités figurent à l’agenda du nouveau directeur. « En premier lieu, je vais renforcer les capacités de nos employés, car nous rencontrons parfois des difficultés, notamment au niveau du marché portuaire. Il est aussi primordial de moderniser nos équipements afin de ne plus perdre de grands marchés. Nous devons également renforcer notre présence sur les autres îles et rechercher des partenariats nationaux et internationaux. À court terme, je vais m’assurer du suivi rigoureux de tous les travaux publics de l’État », a-t-il précisé.
Le LNTPB a traversé des difficultés majeures que Soibahadine compte résoudre. « Nous souffrons d’un manque de notoriété. De plus, notre effectif dépasse largement ce que nos moyens nous permettent de couvrir, ce qui nous empêche de nous développer. L’argent que nous pourrions investir dans la croissance est entièrement absorbé par les salaires », a-t-il expliqué. L’un des principaux obstacles auxquels le LNTPB est confronté reste sa gestion financière. « Le laboratoire compte environ 110 employés, avec une masse salariale de 15 millions KMF. Ce chiffre pèse lourd sur notre budget, limitant nos capacités d’investissement dans des projets de développement », explique Soibahadine. Pour pallier ce problème, le nouveau Directeur envisage de conclure des partenariats stratégiques afin d’augmenter les recettes de l’institution et de recruter du personnel qualifié, tout en maîtrisant les coûts salariaux.
Une autre ambition de Soibahadine est de revoir le décret créant l’institution afin de réaffirmer le rôle essentiel du LNTPB dans le contrôle des travaux publics et des infrastructures de l’État. « Actuellement, certaines entreprises possèdent leurs propres laboratoires, ce qui compromet notre rôle. Il est primordial de garantir que seul le laboratoire national soit habilité à certifier les rapports de travaux géotechniques et à contrôler la qualité des infrastructures publiques », souligne-t-il. Il conclut en exprimant son souhait de voir le laboratoire retrouver sa reconnaissance tant au niveau des textes juridiques qu'au sein du gouvernement. Notons que le ministère de tutelle a exprimé son soutien au nouveau Directeur et à son équipe, en promettant de les accompagner dans leurs projets de redressement et de développement du LNTPB. Ce partenariat gouvernemental sera essentiel pour que le laboratoire retrouve son rang et sa reconnaissance institutionnelle.
Mohamed Ali Nasra
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.

© : HZK-LGDC