Depuis sa construction il y a 25 ans, l’ancien marché de Fomboni n'a bénéficié d’aucun projet de réhabilitation. À certains endroits la toiture n'y est plus. Les peu de tôles qui restent sont complètement rouillées et laissent passer l’eau en période pluvieuse. Pourtant c’est là où le poisson, la viande, les vêtements, les chaussures, certains articles électroniques et autres produits de beauté se concentrent et les impôts sont régulièrement versés. Les marchands qui avaient tenté de protester étaient enfermés.
Construit en 1996, par l’association UMU (Utamaduni, Malezi na Ulanga) de Fomboni sous financement de l’Union européenne, l'ancien bâtiment du marché de la capitale mohelienne se trouve dans un état de délabrement très avancé. 25 années se sont écoulées et le bâtiment n'a bénéficié d’aucune réhabilitation. Comme il se trouve au bord de la mer, les tôles se sont complètement rouillées et certaines commencent à se détacher du reste de la toiture. C'est pourtant le bâtiment qui abrite l’essentiel des activités commerciales, vente de vêtements, chaussures, articles électronique, viande et poisson, etc.
« Parfois certaines tôles nous tombent sur la tête heureusement qu'ils n'ont pas encore blessé quelqu'un » déplore Bacar hamada, vendeur de chaussures. Cet état pitoyable du bazar inquiète plus d'un puisque pendant des intempéries il se transforme en piscine. Les vendeurs préfèrent ranger leurs affaires et rentrer à la maison plutôt que de subir d'énormes pertes vu qu'il n'y a aucun autre endroit pour se mettre à l'abri.
« Malheureusement la majorité de nos articles sont toujours mouillés. Ce bâtiment nous sert que pendant les seules périodes ensoleillées et encore c'est grâce aux arbres qui sont aux alentours que nous pouvons travailler à l’ombre » se plaint un vendeur de poisson. Pourtant ces vendeurs disent payer leurs impôts. « Nous payons nos impôts entre 25 000 fc et 50 000 fc et l'on se demande pourquoi ne pas prendre cette manne financière pour réhabiliter le vieux bâtiment ? » s'interrogent les vendeurs.
« Nous avons mené quelques mouvements de grève pour exiger la réhabilitation de ce bazar et certains d'entre nous étaient même emprisonnés y compris moi-même, mais rien n'a changé » regrette Bacar Hamada. Kamal Madi Maka, l’un des fondateurs de l’association UMU estime que les objectifs de ce marché ne sont plus atteints et rien de ce qui était prévu n’est respecté. « UMU est dans une démarche de cherche d’un financement pour réhabiliter ce bâtiment et de le gérer » espère cet ancien président de l’association qui a construit ce marché.
Riwad
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