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des Comores

Le CNPA à l’œuvre contre la désinformation et le Fact-checking

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Le CNPA à l’œuvre contre la désinformation et le Fact-checking © : HZK-LGDC

Vérifier une information avant de la publier est le maître mot de tout journaliste. A l’approche de la période électorale, le Conseil National de la Presse et de l’Audiovisuel (CNPA) est à pied d’œuvre pour former les journalistes sur les bonnes pratiques à adopter.


Le Conseil national de la presse et de l’audiovisuel (CNPA) a organisé, jeudi 23 novembre 2023, et avec l’appui du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) un atelier d’échanges sur la lutte contre la désinformation et le fact-checking. Une aubaine pour les journalistes et membres de la société civile présents d’enrichir leurs connaissances à l’approche de la période électorale. Les moniteurs y ont saisi l’occasion pour expliquer et développer les conditions et manières de couvrir le déroulement d’un processus électoral, la vérification et la publication de l’information. « Cet atelier d’échanges nous a permis d’évoquer avec les journalistes et les membres de la société civile comment lutter contre la désinformation mais aussi parler de la circulation de l’information en cette période électorale pour éviter les troubles et la déstabilisation pouvant être causées par les fausses informations », nous explique Mariata Moussa, conseillère du CNPA.

Pour leur part, les bénéficiaires de l’atelier se disent satisfaits. C’est le cas d’Ahmed Ibrahim, blogueur de la Chaine Libre des Comores, qui affirme avoir tiré profit pendant cette journée d’échanges. « Vu le contexte électoral du pays, cette formation doit permettre à chacun de prendre ses responsabilités, que ça soit les politiciens, la société civile ou nous qui travaillons dans les différents organes d’information. Ces échanges permettent d’éclairer le comportement à opter en cette période. Ils nous ont aussi permis de comprendre certaines choses et de corriger d’autres notamment la vérification de l’information », explique-t-il.

Ahmed Ibrahim affirme que cette formation doit et va bénéficier plus aux médias sociaux du fait qu’ils ont plus d’audience grâce au live. « Il faut savoir distinguer un journaliste du média social des influenceurs. Notre tâche est pareille à celui des journalistes des médias classiques. Maintenant, nous devons et cela grâce à cette formation, prendre le temps, vérifier notre information, diversifier nos sources et faires nos vidéos live », dit-il.

Lors de cette journée d’échanges, les organisateurs ont mis l’accent sur les médias sociaux souvent critiqués par le fait des « buzz ». En tout, ce sont une soixantaine de participants qui ont pris part à cette journée d’échanges. Cette même thématique sera abordée dans les autres îles et d’autres formations suivront en vue de mettre les professionnels des médias et la société civile dans les meilleures conditions de travail. 

A.O.


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