La Gazette

des Comores

Le collectif Adina demande une enquête indépendante

Le collectif Adina demande une enquête indépendante © : HZK-LGDC

Suite à l'interdiction d'une marche pacifique, le collectif d'Adina demande une enquête indépendante des urgences médicale pour mieux éclairer les circonstances troublantes du décès d’Adinane Tanchik. Une lettre a été reformulée et adressée au président de la République pour solliciter son appui.


Le refus d'une marche pacifique pour demander des réponses à la mort troublante du feu Adinane Tanchick ne fait que renforcer la lutte qui commence à prendre une autre ampleur. Devant la presse, hier jeudi 26 novembre, le collectif d'Adina demande une enquête indépendante pour éclairer les circonstances troublantes du décès de feu Adina. Cette dernière est motivée par la sortie de divers communiqués de l'hôpital El-Maarouf. « Seule une enquête administrative et technique indépendante  fera la lumière des manquements et permettra aux autorités nationales de prendre les mesures nécessaires. A ce sujet, le collectif a adressé un courrier au Président de l'Union en vue de solliciter son appui à l’organisation de l’enquête citée », sollicite Idriss Mohamed, le porte-parole dudit collectif.

 

Ce dernier est inquiet que depuis a mort de l'artiste, l'enquête menée par le ministère tutelle n'est toujours pas communiqué. « Certes nous avons foi en Dieu et au destin mais cela ne doit pas nous empêcher de chercher à comprendre ce qui s'est passé et d'en tirer les leçons en vue d'éviter éventuellement d'autres drames à l'avenir », souligne-t-il.

 

Rappelons que dans pareilles situations, le cas Adina n’est pas un cas isolé. D'autres personnes ont succombé dans des circonstances non élucidées. Pour rappel, Adinane Tanchik est mort le 5 novembre et il a fallu 10 jours pour que la direction d'El-Maarouf communique pour expliquer les circonstances de sa mort. « Elle nous apprend d'abord que l’hôpital de référence ne possédait que trois dispositifs d’oxygénation au moment des faits, ce qui nous parait inacceptable. Cette lettre fournit en outre un détail qui n'est pas passé inaperçu : le malade est arrivé aux urgences à 19h10 ou 19h11 et n'a été oxygéné qu’à 19h20. Près de 10 mn d’attente donc ! Pour rappel, le Dr Sounhadji, cardiologue connu, souligne qu’au-delà de 3mn la situation devient critique », conclut-il.

 

Andjouza Abouheir

 

 


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